20/06/2007
Le temps de la refondation
Dimanche fut moins bleu que prévu, le contre-pouvoir à l'UMP est surtout rose, rouge, un peu vert ou orange. L'élection de quatre députés Verts - Martine Billard, Yves Cochet, Noel Mamère réélus et François de Rugy nouvellement élu à Nantes - est une excellente nouvelle dans ce contexte. J'ai aussi une pensée pour Aurélie Filippetti, amie élue en Lorraine sous les couleurs du Parti socialiste après avoir été chez les Verts.
Mais l'UMP a néanmoins gagné, et cette situation d'opposition n'est pas réjouissante. Il faut songer à la façon dont l'alternative peut se mettre en place. Les appareils politiques doivent s'intérroger et se renouveller, c'est vrai pour tous les partis - dans l'idée d'une coalition majoritaire à construire demain - mais je me préoccupe d'abord de la refondation de l'écologie politique.
Ce chantier est désormais ouvert. Une recontre a lieu à Tours le samedi 30 juin dans l'objectif de proposer une éco-refondation à tous les écologistes, pour dépasser les blocages structurels et erreurs politiques sur lesquels les Verts butent depuis plusieur années maintenant. La contribution "Pour un nouveau parti vert" est déposée dans ce cadre.
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07/05/2007
Tout n'est pas perdu
Une tribune publiée aujourd'hui dans les pages "Rebonds" de Libération
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Un appel pour une nouvelle alliance des Verts, du PS et du nouveau centre, qui ne pourra trouver un espace politique qu'en se tournant vers sa gauche.
NON, TOUT N'EST PAS PERDU
Daniel et Gabriel COHN-BENDIT, Jean-Yves LE DRIAN président PS de la région Bretagne, Jean-Pierre MIGNARD avocat, Joël ROMAN éditeur, Christiane TAUBIRA députée PRG.
Aujourd'hui, nous sommes tristes, mais nous ne nous laisserons pas aller à maudire le peuple français, ni à souhaiter le pire pour notre pays. Un immense espoir vient d'être déçu. Nous respectons le verdict du suffrage universel et nous espérons que l'ivresse de la victoire ne conduira pas le vainqueur à mettre en oeuvre une politique de brutalisation de la société. Mais nous sommes aussi conscients que personne ne peut s'exonérer de la défaite de Ségolène Royal et prendre la candidate comme bouc émissaire de ses propres insuffisances. Sans doute des erreurs ont été commises. Mais la timidité gauchiste envers la perspective du gouvernement, la rigidité et la suffisance socialiste, la pusillanimité du centre sont les principales causes politiques de cette situation. Les premiers ont entretenu la suspicion sur la candidate socialiste. Les seconds, en s'accrochant à un projet socialiste davantage fait pour reconstituer l'unité du parti que pour offrir à leurs compatriotes un projet social-démocrate crédible, ont rendu impossible l'ouverture exigée. Les derniers enfin, en refusant d'appeler clairement à une alliance avec la gauche, ont sapé les bases de la nouvelle orientation politique qu'ils disaient vouloir construire. Malgré ces obstacles, Ségolène Royal a su incarner un espoir collectif immense. Aussi est-elle la mieux qualifiée pour poursuivre la construction de ce rassemblement nouveau qui devra s'affranchir des limites constatées durant la campagne présidentielle.
Ce qui s'est esquissé à chaud, avec des atermoiements et à demi-mot dans la campagne d'entre deux tours de Ségolène Royal, doit être désormais repris, travaillé, prolongé et assumé. Les Verts doivent sortir de leur culture d'isolement et de leur paralysie interne, pour comprendre que les enjeux qu'ils portent sont compris bien au-delà de leur cercle et perçus comme cruciaux par une majorité de la population. La gauche antilibérale doit sortir de l'impasse dans laquelle l'a conduite tout refus pratique de gouverner. Le Parti socialiste doit poursuivre la mutation désormais entamée et assumer clairement l'option sociale-démocrate qu'il a su esquisser durant cette campagne : accepter une mondialisation contrôlée qui puisse devenir, à l'instar de nos partenaires européens, une opportunité et pas seulement une menace. Le centre doit rompre son alliance historique avec la droite, qui l'a trop souvent conduit à oublier qu'il était porteur d'un message de cohésion sociale et de vitalité démocratique. Si le nouveau parti de François Bayrou refuse d'être une UDF vassalisée par Nicolas Sarkozy, il ne peut avoir d'espace politique qu'au sein d'une nouvelle alliance avec une gauche elle-même rénovée.
Cette nouvelle alliance doit proposer un projet politique commun, fondé sur la perspective d'une société pacifiée, et non celle d'une société divisée ; celle d'un engagement européen renouvelé et ouvert, et non d'une concession faite du bout des lèvres à des partenaires qu'on méprise ; celle d'une société qui assume le marché et le libre-échange, mais qui n'y réduit pas la totalité des rapports sociaux ; bref, une société qui regarde l'avenir avec confiance, et non une société qui prône la méfiance de chacun envers ses voisins.
Le débat politique de cette élection présidentielle a esquissé de telles convergences : sur la réduction nécessaire de la dette publique, sur l'efficacité de services publics renouvelés, sur le soutien aux plus démunis, sur la prise en compte résolue des menaces qui pèsent sur la planète et sur notre développement (énergie, réchauffement climatique, eau), sur l'idée d'une sécurisation des itinéraires des travailleurs conciliable avec la mobilité qu'ils peuvent souhaiter et qui est nécessaire aux entreprises, sur une perspective de croissance fondée sur l'investissement dans la formation, la recherche et l'économie de la connaissance, sur la définition d'une société ouverte et solidaire, et donc sur des valeurs qui rassemblent, qui réunissent, et qui pacifient.
Le Parti socialiste a besoin d'alliés, non de vassaux auxquels il concède quelques circonscriptions pour entretenir l'illusion du pluralisme, tandis que ceux-ci tiennent un double langage en étant parfois tentés de confondre autonomie et irresponsabilité. La France a besoin d'une nouvelle coalition analogue à la coalition italienne de l'Olivier, où chacun trouve sa place. Pour cela il faut rompre avec le couperet majoritaire, véritable laminoir de la diversité politique du pays. Certes, le scrutin majoritaire est nécessaire pour obtenir des majorités stables : mais la maturité démocratique exige qu'une part significative de proportionnelle soit instaurée pour que toutes les formations politiques significatives soient représentées au Parlement, même celles qui ne nous plaisent pas leur inscription dans le jeu politique et leur confrontation aux véritables enjeux de la société est aussi à ce prix.
Dans l'immédiat, des accords de désistement ou, parfois, des circonscriptions réservées doivent permettre de sceller cette alliance. Les élections législatives peuvent être l'occasion d'une nouvelle mobilisation collective, pourquoi pas victorieuse, au moins capable de constituer une opposition forte.
Ne laissons pas perdre les acquis de cette campagne présidentielle, ne laissons pas perdre l'élan qu'a su insuffler à cette campagne Ségolène Royal, et le renouveau qu'elle incarne, ne nous laissons pas gagner par le découragement, regagnons l'espoir.
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14/04/2007
Les élus de gauche d'Amiens mobilisés
Conférence commune des élus de gauche au Conseil municipal d'Amiens ce vendredi 13 avril. Nous avons dénoncé le double langage de Gilles de Robien : développant une image de modéré centriste à Amiens, soutenant l'UMP Sarkozy à Paris. Nous sommes revenus sur son bilan ministériel et sur l'absence de retombées positives pour Amiens (Voir la tribune commune publiée en février à ce sujet) .
Nous avons fait part de propositions sur l'école, les déplacements, le logement. Nous organiserons en commun un forum sur le projet municipal au mois de septembre.
Ci-dessous notre déclaration commune
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Les élus de gauche d’Amiens (MRC, PCF, PS, Verts)
Amiens, Vendredi 13 avril 2007
Face à Gilles de Robien, rallié au candidat UMP Nicolas Sarkozy :
Les élus de gauche mobilisés pour réussir à Amiens
A quelques jours de l’élection présidentielle, et à peine deux mois avant les élections législatives, les groupes de gauche ont souhaité s’exprimer en commun.
Nous soutenons des candidats différents au premier tour de l’élection présidentielle : Marie-Georges Buffet, Ségolène Royal, Dominique Voynet. Il s’agit d’orientations différentes qui doivent s’exprimer pleinement dans une compétition loyale au premier tour.
Au second tour, il s’agit de faire gagner la gauche face à une droite ultra-libérale et sécuritaire.
Localement, M. De Robien a choisi d’apporter son soutien au candidat UMP Nicolas Sarkozy qui incarne ce projet.
C’est un vrai virage politicien qu’il convient de mettre en lumière pour les Amiénois. L’image de droite modérée qu’il avait entretenu jusqu’alors est bien loin. Changeant de camp au gré des opportunités, ce ralliement de dernière minute trahit surtout un isolement politique après cinq années gouvernementales au bien piètre bilan.
Après cinq ans sous les gouvernements Raffarin et Villepin, que restera t-il de du bilan de Gilles de Robien ? Des réformes qui ont aggravé la spéculation immobilière et les inégalités (Loi Robien), qui se sont inspirées d’une logique conservatrice et anti-pédagogique (mesures sur l’éducation) ou qui tournent le dos au développement durable (arrêt des subventions d’Etat pour les transports collectifs).
M. De Robien déclarait récemment avoir « beaucoup fait pour Amiens » en tant que ministre. Les Amiénois n’en auront vu que le couvre-feu pendant les évènements en banlieue de l’automne 2005, alors que notre ville était peu concernée.
Il aura été le ministre du Contrat première embauche, et du dédain à l’égard de la mobilisation de la jeunesse.
Aujourd’hui, M. de Robien a choisi de reprendre son fauteuil de maire après avoir annoncé fin 2005 qu’il serait candidat à sa succession.
Soucieux de partir en campagne rapidement, il met à contribution les moyens d’Amiens métropole pour lancer une campagne de communication à grands frais, débarque la maire en exercice pour occuper le terrain un an avant l’élection, mais semble rencontrer des difficultés pour revenir dans sa circonscription.
Face à cette attitude, la gauche amiénoise reste déterminée à changer de majorité pour changer de politique à Amiens, mais elle n’entend pas bousculer les calendriers respectifs des organisations qui proposeront une alternative en 2008.
Chaque formation travaille actuellement au projet municipal pour Amiens. Le dialogue entre les formations de gauche est au rendez-vous, comme il est de règle entre les groupes de l’opposition municipale. L’espoir est donc présent à gauche pour les prochaines élections municipales.
Les groupes d’élus MRC, PCF, PS et Verts au Conseil municipal proposeront au mois de septembre 2007 un Forum pour réussir à gauche.
Il est indispensable que les différentes formations politiques se réunissent et prennent des décisions d’ici là. Les élus municipaux y contribueront et comptent faire du Forum de la rentrée un temps fort pour proposer un projet alternatif aux Amiénois.
Jacques GOFFINON (MRC)
Jacques LESSARD (PC)
Daniel LEROY (PS)
Christophe PORQUIER (VERTS)
11:00 Publié dans Amiens, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : gauche, verts, Amiens, présidentielle































