14/05/2007

Quel projet pour la gare de Longueau ?

medium_P1000840.2.jpgDes milliers de personnes prennent le train à Longueau pour rejoindre Paris, ou bien Creil, Montdidier, St Quentin....

La gare de Longueau, c’est aujourd’hui un parking qui s’étend sur plusieurs centaines de mètres sans aucun aménagement, dans la gare ni aux abords. Ceci peut et doit changer.

Cela revient à Amiens métropole, à la SNCF et à l’Etat.

Mes propositions :

- Renforcer les transports collectifs pour qu’ils desservent mieux le sud amiénois et soient enfin articulés avec les heures de train ;
- Améliorer le confort et la rapidité des trains entre Paris et Amiens. Les prouesses technologiques du TGV sont une bonne chose,. il faut également que les lignes Corail Intercités soient modernisées et cadencées,
- Constituer à la gare de Longueau un pôle de services ouvert en matinée et soirée : presse, toilettes, repassage, garage et reparation de vélos, dépôt de pain, surveillance du parking…

Les centaines d’usagers de la gare ont droit à une meilleure considération. Chaque jour, c’est un petit quartier d’Amiens métropole qui passe par la gare de Longueau.

Pour cela, il faut un projet, des idées, des propositions, des budgets….

17/04/2007

La girafe Atmo reste à 8, mais les politiques font l'autruche

medium_CIMG0605.2.jpg Voilà quatre jours que la pollution atmosphérique due aux micro-particules reste à un niveau très élevé de 8 (sur 10).

Les propos rapportés dans la presse locale (élus, techniciens...) en disent long sur l'absence de prise en compte des problèmatiques de santé et d'environnement.On y lit notamment que ce niveau élevé s'explique par le changement des normes au niveau européen, ou encore que la pollution est élevée parce qu'il n'y a pas de vent et qu'on attend que l'air soit brassé pour que la pollution s'en aille. La pollution, c'est la faute à l'Europe et au vent qui ne souffle pas, c'est connu. Mme Bougon, adjointe à l'environnement d'Amiens métropole, relève également que la pollution ne vient pas seulement d'Amiens car elle est présente dans tout le nord de la France. Ce n'est pas faux, mais cela n'exhonère pas Amiens de contribuer aux efforts qui doivent être faits.

Ce faisant, on ne se pose pas de questions sur les causes, et sur les mesures à prendre pour que cela change. Par exemple, plus de 7 véhicules sur 10 vendus en France ont un moteur Diesel, dont on sait qu'il est responsable de rejets de particules dans l'atmosphère. Quelles mesures techniques, fiscales ont été prises pour diminuer cet impact sur l'environnement ? on continue de faire confiance aux industriels pour qu'ils améliorent les pots catalytiques, ce qu'ils font en effet. Mais la croissance du parc Diesel est telle que les efforts réalisés au pot d'échappement sont engloutis par l'augmentation du nombre de véhicules.

En attendant, les mesures prises face à la pollution atmosphérique restent discrètes, à Amiens comme ailleurs. Il ne faut pas alerter. Comme pour les inondations de 2001, comme pour la canicule de 2003, on met la tête sous le sable face aux problémes qui sont posés par le dérèglement climatique, et auxquels les politiques restent majoritairement indifférents : ils attendent que le vent tourne ?

Cette posture d'autruche coûte cher, aux personnes les plus fragiles d'abord, aux assurances donc à ceux qui les paient, ... et cela ne prépare pas l'avenir car les enjeux climatiques vont s'accentuer dans les années qui viennent. C'est un enjeu politique de premier plan.

15/04/2007

Pollution atmosphérique : 8/10 à Amiens !

medium_n8.gifPOLLUTION ATMOSPHERIQUE
L'indice Atmo est à 8 à Amiens, et on attend ?

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L'indice Atmo mesurant la pollution atmosphérique est monté à 8 aujourd'hui encore à Amiens, et il est fort probable qu'il se maintienne à un niveau élevé dans les prochains jours.

Cela s'explique par le taux élevé de poussières dans l'atmopshère.

L'augmentation de la témpérature alliée à la circulation des automobiles et poids lourds, et à la persistance de chauffages, a entrainé une pollution particulaire importante dans tout le nord de la France.

Les micro-particules sont nocives pour la santé. Les études effectuées au niveau européen pointent leur responsabilité dans 350.000 cas de décès anticipés par an en Europe, et entre 10 et 20.000 en France. Les personnes les plus fragiles (enfants, personnes âgées, personnes rencontrant des problèmes respiratoires...) sont plus particulièrement exposées.

Nous avons affaire à une question de santé publique qu'il faut traiter avec sérieux. La communication des pouvoirs publics n'est pas à la hauteur. Par exemple, le site internet d'Amiens métropole affiche placidement un niveau 8 rouge de pollution sans qu'aucun message explicatif ne vienne en complément.

Il convient d'informer la population dans les plus brefs délais des précautions à prendre dans la période (ne pas exposer les personnes fragiles, en particulier)

La municipalité et les services de l'Etat devraient proposer immédiatement des mesures visant à limiter l'impact de cette pollution : limitation de la vitesse, invitation à moins utiliser l'automobile et à utiliser les transports collectifs dans les prochains jours, messages à destination des utilisateurs de chauffage au fioul (en particulier administrations et entreprises),...

Cet pic de pollution ponctuel vient nous rappeler que des efforts importants doivent encore être effectués pour améliorer l'offre de transports collectifs et proposer une alternative à l'automobile. Ce chemin n'est hélas pas emprunté à Amiens. Cela doit changer.

12/04/2007

L'UMP signe le pacte Hulot et réclame un troisième aéroport, cherchez l'erreur...

Ci-dessous ma réaction au texte "Un grand chantier" paru dans le courrier des lecteurs du Courrier picard du 6 avril. M. Vincent Savelli, adjoint au maire de St Quentin, y menaçait d'éclatement la Picardie si un nouvel aéroport international ne s'y construit pas comme il le souhaite. Ma réponse a été publiée dans le Courrier picard du 12 avril.

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M. Savelli a choisi son jour pour réclamer un nouvel aéroport international en Picardie. Précisément celui où le GIEC (Groupe des experts internationaux sur le climat) rendait des conclusions alarmantes sur la responsabilité des activités humaines dans les dérèglements climatiques qui vont aller en s'amplifiant, et notamment le réchauffement de la planète, aux conséquences alarmantes pour l'humanité toute entière - toute la Picardie incluse - qu'elle soit plus proche de Reims, de la Manche ou de Rouen.

Le transport aérien est précisément l'une des activités humaines les plus énergivores et les plus nocives pour l'environnement. De plus, son coût va fatalement augmenter dans un contexte de hausse du prix des carburants. Tabler sur la croissance du trafic aérien est donc un projet économique du XXème siècle.

Il a sans doute échappé à M. Savelli que nous sommes entrés dans le XXIème et que les enjeux ont changé de nature. Il faut donc penser à la reconversion progressive de secteurs industriels et ne pas attendre que le couperet tombe. Il faut préparer les transitions et c'est le rôle des politiques, même si dans la période l'attention doit être portée avec sérieux sur le sort des salariés d'Airbus.

Il y a des secteurs qui doivent être développés, notamment dans le ferroviaire et le transport combiné. Ils nécessitent des ingénieurs, de la recherche, une capacité de production... qui correspondent aux schemas de l'avenir : ceux d'un environnement à préserver et d'une énergie chère. Le dernier record du TGV EST - qui passe dans l'Aisne et non à Amiens - montre qu'il y a là un secteur d'activités innovant sur lequel il faut savoir s'appuyer.

Le Projet i-Trans - pôle de compétences sur les transports ferroviaires - correspond à ce dessein. Compiègne, Amiens, le Conseil régional de Picardie y sont associés. N'étant pas décideur dans cette affaire, j'avoue ignorer pourquoi la ville de St Quentin n'y participe pas, comme en sont absents les trois conseils généraux de Picardie. Mais voilà un chantier qui correspond davantage à une stratégie durable.

Et au passage cela est moins polémique que les phantasmes éculés qui sont véhiculés dans le texte de M. Savelli sur la place d'Amiens en Picardie.

En revanche, on peut considérer qu'il est nécessaire de développer une véritable coopération inter-cités en région Picardie, plutôt que de se livrer une concurrence entre le maire UMP d'Amiens et le maire UMP de St Quentin qui semble sans objet à l'échelle de l'Europe ou du Monde, et qui pourrait vite sembler assez surréaliste pour nos concitoyens.

Enfin, je crois me souvenir que M. Xavier Bertrand - élu de St Quentin - s'était impliqué dans le lancement de l'association Envol de M. Savelli. Porte-parole de Nicolas Sarkozy, j'imagine qu'il s'engage à honorer la signature de son candidat au pacte écologique de Nicolas Hulot. Dans ce cas, il faut bien considérer que réclamer un troisième aéroport dans le grand bassin parisien est totalement contradictoire avec les objectifs écologiques qui y sont énoncés, notamment pour réduire les émissions de gaz à effet de serre par quatre. C'est un point qui mérite d'être éclairci car il faudrait savoir ce qui est effectivement défendu par les élus de l'UMP en la matière. En l'état, c'est parfaitement incohérent.

04/04/2007

Grande vitesse du TGV EST : vive le train !

574.8 km/h sur la ligne TGV est-européenne ce 3 avril, C'est une belle prouesse technique qui permet de démontrer que le train est un moyen de transport sûr et performant.

Face à la gabegie énergétique que constitue le transport aérien et face aux projets autoroutiers qui se succèdent encore en poursuivant la logique du "tout-routier" en ignorant la question climatique (Comme l'A24 à Amiens), le transport ferroviaire constitue une alternative qu'il faut encourager et développer. Les Lignes à Grande Vitesse (LGV) sont la seule réponse aux transports continentaux qui soit réellement compatible avec un développement durable.

A franchement parler, le record en lui-même n'a pas beaucoup de sens. Mais il met en exergue un professionnalisme, une ingéniérie, une qualité de matériel roulant, une sécurité,... qui tiennent ici à l'initiative d'une entreprise publique (il faut s'en féliciter). Par ailleurs, il donne des perspectives d'emploi et d'activité dans un secteur qu'il faut continuer à développer.

C'est une bonne chose que le transport ferroviaire dispose d'un équipement de pointe et le développement des LGV doit être encouragé politiquement et financièrement, non seulement au niveau national, mais aussi au niveau européen. C'est un enjeu écologique de premier ordre de disposer d'alternatives à la route et plus encore à l'avion, qui est extrêmement polluant et énergivore.

Maintenant, cette belle vitrine ne doit pas faire oublier le quotidien : Les trains de banlieue en Ile-de-France, les TER (Trains express régionaux), les lignes Corail qui ne sont pas toutes rénovées ou électrifiées comme Amiens-Boulogne.... Pour que le réseau ferroviaire soit performant, il doit être cohérent et de qualité partout.

Le transport de marchandises par rail est également à la peine. Vitesse commerciale faible, et un faible dynamisme de l'entreprise pour concurencer la route.

Mais pour en arriver à un réseau et à des équipements performants partout, il faut procéder à de lourds investissements. Les Conseils régionaux font un effort important pour soutenir les TER, c'est le cas en Picardie. Mais il y a encore beaucoup à faire.

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Et en Picardie ?

Ah le TGV par Amiens. La grande lutte des années 80 où tous les politiques locaux se sont avérés inefficaces, et le train est finalement passé dans les champs loin d'Amiens et de St Quentin, pour s'arrêter à la fameuse gare des betteraves.

En 2003, le ministre des transports Gilles de Robien a ressorti de son chapeau une LGV par Amiens. En fait un barreau qui partirait de la LGV Nord pour rejoindre directement le tunnel sous la Manche. Le Président Chirac l'avait même confirmé en venant à Amiens : vous aurez une autoroute A24 ET un canal Seine-Nord ET un TGV.... Pas de choix à faire puisqu'on ferait tout. La dette publique n'est plus à quelques dizaines de milliards prêts.

Ca, c'était pour la galerie. En réalité, le dossier déposé par RFF (Réseau Ferré de France) à la commission nationale du débat public à la demande de M. De Robien était tellement mal ficelé et incomplet qu'il a été vite retoqué. Et les promesses du ministre De Robien et du Président Chirac ? Envolées. La LGV est tombée à l'eau. Comme pincemi et pincemoi dans le bateau, il ne reste que l'Autoroute. On se pince en effet.

Mais je crois qu'on pose le problème à l'envers. Faut-il un TGV à Amiens aujourd'hui ? Si chaque ville de plus de 100.000 habitants réclame son TGV, cela risque de coûter très cher à RFF. La bataille des années 80 était légitime, il était préférable de faire un "Y" à Amiens pour les TGV à destination de Lille/Bruxelles ou du tunnel. Hélas cette bataille a été perdue. Attendre un TGV à Amiens, c'est se préparer à attendre longtemps, très longtemps. Promettre un TGV à Amiens demain, c'est mentir aux Amiénois car ce chantier ne sera pas prioritaire pour RFF et la SNCF. Et en attendant on resterait les bras croisés à ne rien faire pour le ferroviaire dans la région ?

Par principe, je suis favorable au TGV par Amiens. La raison me dit que ce sera long. En attendant, il y a des choix importants à faire. Pour les voyageurs, il est nécesssaire d'améliorer la qualité de la liaison Amiens - Boulogne. Si des investissements doivent être réalisés, ils concernent au premier chef l'électrification du tronçon vers Boulogne, l'amélioration de la fréquence et de la rapidité des trains, ce qui implique des changements de machines, et des travaux sur le réseau. Le réseau TER vers Lille, Rouen, Compiègne nécessite également des améliorations importantes.

En ce qui concerne le transport de marchandises, la situation ferroviaire d'Amiens n'a jamais été vraiment exploitée ou même défendue par la majorité municipale. Prompte à vanter les autoroutes et à demander de nouvelles, elle oublie en revanche de mentionner les atouts ferroviaires de la ville dans le Plan d'Aménagement et de Développement durable. Un comble.

C'est pourtant potentiellement un formidable chantier à promouvoir : Le Havre est un port de containers qui cherche des débouchés ferroviaires. Amiens et Longueau sont des cités cheminotes bien situées au nord de Paris, sur la route de l'Allemagne et de l'est de l'Europe, ou vers le tunnel. Ce sont des atouts pour le transport combiné de marchandises qui ont été délaissés jusqu'à aujourd'hui. Au profit exclusif du tout-routier avec la multiplication d'autoroutes.

Le TGV-Est, c'est la démonstration que le train peut être performant et attractif. Il reste à aller non seulement plus vite, mais aussi plus loin pour permettre au train de se développer mieux encore. Ce n'est pas le train "en plus" du reste, c'est une priorité face au reste et aux autoroutes, face à l'urgence des crises énergétiques et climatiques qui dont devant nous.

02/04/2007

Conseil d'Amiens métropole

medium_P1000218.jpg Difficile de trouver une place pour s'assoir dans la salle du Conseil. L'augmentation continue du nombre de conseillers d'agglo finit par remplir la salle. C'est d'ailleurs ce qui motive une proposition de calcul différente du nombre de conseillers par commune, pour revenir à un total inférieur à 100, qui a été présentée ce soir.

Il y a enfin eu des nouvelles de la mission "Tramway" qui devrait faire un premier point début mai. L'opposition municipale amiénoise devait être invitée, mais pour l'instant cela reste sans suite. La mission sera pilotée par Christian Bourget.

Le projet i-trans a été présenté en début de séance, puis sont venus les autres points à l'ordre du jour, évoqués dans un précédent billet.

27/03/2007

Au menu du prochain conseil d'agglo : i-trans, PLIE et extension urbaine

Le Conseil d’agglomération d’Amiens métropole se réunit ce 2 avril. L'opposition municipale ne dispose d'aucun élu à ce conseil, tandis que les élus de la majorité y sont tous élus également (45 élus amiénois à l'agglo : tous de droite!).

Les élus municipaux d'opposition ont malgré tout accès aux dossiers métropolitains via une commission municipale. Faute de siéger à Amiens métropole, j'ai donc participé à cette commission lundi 25 mars.

Je vous propose d'examiner rapidement quelques uns des points principaux :

- Le Plan Local pour l’insertion et l’emploi
- Le pôle de compétitivité i-Trans sur les transports ferroviaires
- La ZAC Renancourt (première tranche de la ZAC Borealia)
- L'opération de rénovation de façades d'Henriville


- Le Plan Local pour l’insertion et l’emploi, avec une première répartition pour un montant de 531.000 euros. Il s’agit ensuite de mobiliser les crédits du Fonds social européen en 2007 pou co-financer le retour à l’emploi de résidants d’Amiens métropole. Le document de séance parle de 3355 bénéficiaires depuis 2001, dont 1263 ont trouvé un emploi durable.

- signature du contrat cadre relatif au pôle de compétitivité i-Trans. Je suis tout à fait favorable à ce pôle de compétitivité qui a pour objet "le ferroviaire au coeur des systèmes de transports innovants".
Développer le transport ferroviaire, le transport combiné, nécessite de mettre en place de nouvelles technologies, formations, métiers... I-Trans est l'occasion d'avancer sur ce sujet.
Amiens métropole y adhère est c'est une très bonne chose. Il faut valoriser l'histoire et la situation ferroviaire de la ville et s'engager fortement dans ce pôle. La région Picardie est également partenaire, mais le département de la Somme ne s'y est pas associé (les départements du Nord et du Pas de Calais le sont pourtant).

- Création de la ZAC Renancourt (Borealia I). Je suis extrêmement réservé sur cette nouvelle ZAC qui va étendre encore la ville à l'ouest. Il s'agit ici de la première tranche de 69 ha qui est collée à la ville, près de Renancourt.
Je partage les critiques de fond qui reviennent régulièrement contre l'extension urbaine des villes : consommatrice d'espace, d'eau, d'énergie surtout... coûteuse pour les finances publiques. Ce sont de nouveaux réseaux qu'il faut étendre, dans une ville qui - dans le cas d'Amiens - est déjà très étendue.
La ZAC Borealia vient en outre grignoter par tranches des espaces qui se trouvent en crete au bord de la ville, où on dispose aujourd'hui d'un point de vue remarquable sur la ville, tout en étant assez visible.
Le projet présenté pourrait comporter une proportion de 30% de logements aidé. C'est une bonne chose en soi mais cela ne me convainc pas. Des zones délaissées à l'intérieur de la ville peuvent permettre de lancer de nouveaux projets d'urbanisme, pour reconstruire la ville sur elle même et cesser de l'étendre en tâche d'huile.

La ZAC de la vallée des Vignes -créée dans les années 90 par la majorité de Gilles de Robien - est le mauvais exemple de l'extension urbaine opposée à toute démarche de développement durable. Un nouveau quartier construit de toutes pièces, et pourtant pas de réseau de transports collectifs, pas de trotoirs pour les piétons et des zones commerciales ou il est quasi impossible de se rendre d'une enseigne à l'autre sans prendre sa voiture, rien pour les vélos bien sur, aucun souci de politique environnementale, mixité sociale absente... Un quartier conçu entièrement autour de la voiture. C'est ce qu'il ne faut plus faire.

- Opération groupée d’amélioration des façades d’Henriville. Certes, on améliore le patrimoine et le visuel… mais il est dommage de ne pas agir en priorité sur l’isolation thermique et phonique des maisons. Ici seules les boiseries seront un peu refaites et correspondront à une démarche d’économie d’énergie. C'est une démarche insatisfaisante en l'état.
Une opération d'isolation thermique à grande échelle sur la ville permettrait de faire d'avantageuses économies d'énergie, et elle serait en outre créatrice de nombreux emplois.

24/03/2007

A24 = fausse route

medium_1.2.jpg

Aujourd'hui, une pensée et un encouragement pour les militants belges et français qui vont se retrouver au pont reliant les deux villages de Warneton : l'un en France, l'autre en Belgique. Ils vont dire "Non à l'A 24" comme nous l'avions dit lors de la manifestation de Lille, le 21 octobre 2006 (photo), lors de la rando-vélo contre l'A24 entre Amiens et Villers-Bocage, le 24 juin 2006, ou au conseil municipal d'Amiens - avec l'opposition de gauche - contre le voeu favorable de la majorité.

Les conférences internationales sur le climat s'enchainent. Chaque fois, le diagnostic est plus précis et de ce fait plus inquiétant. L'action de l'homme sur le climat génère des déséquilibres dangereux, et son coût économique et social sera important comme l'a montré le rapport Stern. Tout le monde est concerné.

Face à cette réalité, imperturbable, la France programme de nouvelles Autoroutes et encourage le "tout-routier"... au lieu de s'engager sur la voie des alternatives (ferroviaire, transport combiné...). Le transport routier est responsable de la plus grande proportion des émanations de CO2.

C'est Gilles de Robien qui a ressorti l'autoroute A24 des cartons lorsqu'il était ministre des transports. C'est une erreur pour la planète et pour Amiens. Cette autoroute est inutile, coûteuse, polluante, et fait du tort aux territoires qu'elle traverse... d'autres actions auront lieu prochainement pour contester ce projet avec le Collectif pour une alternative à l'A24.