30/05/2007

Les jardins ouvriers

medium_jardinsouvriers.jpg Suivre les saisons, produire localement… Cʼest lʼavenir ! Les jardins ouvriers sont régulièrement menacés en raison de lʼextension urbaine de la ville. Ils ne bénéficient pas du soutien public nécessaire à leur maintien et leur développement dans de bonnes conditions. La société de consommation entraîne de nombreuses dérives. Les consommateurs se sont habitués à acheter des fraises en février ou des poires qui ont traversé les océans. Les graisses, sels et sucres ont fortement augmenté dans les assiettes, entraînant des problèmes de santé publique. Avec lʼaugmentation du prix du pétrole, la prise de conscience écologique des citoyens et la recherche de produits de qualité chez les consommateurs, notre société doit évoluer. Pour la santé, pour lʼenvironnement et pour le goût, pour aménager les territoires et les villes, il est nécessaire dʼencourager les cultures de proximité (production à la ferme, réseau associatif type AMAP, association pour le maintien dʼune agriculture paysanne, jardins ouvriers…). Cette politique est soutenue par le conseil régional de Picardie, elle doit être développée au niveau national et à Amiens. Les jardins ouvriers, cʼest une alimentation saine accessible à tous. Les sites existants doivent être préservés, et leur implantation au plus près des quartiers doit être maintenue.

27/05/2007

Une lettre de Jean-Pierre Têtu, conseiller général de la Somme

medium_P1000853.jpg Les Français ont choisi le 6 mai dernier un nouveau Président de la République. Après cette élection, je me félicitais de la forte mobilisation de nos concitoyens. Dans ce canton comme à Amiens, une majorité s’est portée sur la candidate de rassemblement à gauche au second tour. Les 10 et 17 juin prochains, avec les élections législatives, nous aurons à nouveau l’occasion d’exprimer par notre vote nos choix et notre volonté. Nous désignerons un député pour la 2e circonscription de la Somme, celle d’Amiens-Boves. Nous aurons alors l’occasion d’équilibrer les pouvoirs qui sont aujourd’hui détenus par un seul parti. Notre canton – Amiens sud, Pont de Metz – est en pleine mutation urbaine avec le regroupement des hôpitaux au sud d’Amiens et la densification de l’habitat (ZAC Paul Claudel, ZAC inter-campus, Boréalia, anciennement Europe-Amiens). Notre canton aura besoin d’élus vigilants : en effet le risque est grand, si on laisse faire le marché, de voir se développer un aménagement urbain de mauvaise qualité : augmentation des prix du logement entraînant une certaine forme d’exclusion ; équipements collectifs et transports en commun insuffisants ; abandon de certains projets comme celui des jardins ouvriers qui ne seront pas jugés rentables... Christophe Porquier s’est régulièrement impliqué à mes côtés en tant que conseiller municipal d’Amiens. Je suis sûr de trouver auprès de lui un appui dans mon action quotidienne de conseiller général, notamment pour un aménagement urbain de qualité. Les 10 et 17 juin, nous aurons la possibilité de choisir un député de gauche, un député qui a pris conscience de l’urgence écologique... Car les grands enjeux du siècle sont ceux de l’écologie : crise climatique, crise de l’énergie, augmentation des nuisances et des pollutions. Il est urgent de mettre en oeuvre des politiques publiques qui permettent d’y répondre, comme l’a proposé le pacte écologique de Nicolas Hulot. Car il est urgent de répondre à une France qui souffre : améliorer les conditions de travail et les rémunérations, investir dans de nouveaux secteurs d’activités, garantir une réelle égalité entre les hommes et les femmes dans les salaires et les carrières, lutter contre les discriminations... Car il est urgent de réformer nos institutions, de rénover la vie politique de notre pays, en élisant par exemple les conseils d’agglomération au suffrage direct... Aux élections législatives des 10 et 17 juin, Christophe Porquier, soutenu par les Verts et le Parti radical de gauche, est pour moi le meilleur candidat pour rassembler la gauche et l’écologie. Jean-Pierre Têtu Conseiller général d'Amiens Sud-Ouest / Pont-de-Metz

27/03/2007

Au menu du prochain conseil d'agglo : i-trans, PLIE et extension urbaine

Le Conseil d’agglomération d’Amiens métropole se réunit ce 2 avril. L'opposition municipale ne dispose d'aucun élu à ce conseil, tandis que les élus de la majorité y sont tous élus également (45 élus amiénois à l'agglo : tous de droite!). Les élus municipaux d'opposition ont malgré tout accès aux dossiers métropolitains via une commission municipale. Faute de siéger à Amiens métropole, j'ai donc participé à cette commission lundi 25 mars. Je vous propose d'examiner rapidement quelques uns des points principaux : - Le Plan Local pour l’insertion et l’emploi - Le pôle de compétitivité i-Trans sur les transports ferroviaires - La ZAC Renancourt (première tranche de la ZAC Borealia) - L'opération de rénovation de façades d'Henriville - Le Plan Local pour l’insertion et l’emploi, avec une première répartition pour un montant de 531.000 euros. Il s’agit ensuite de mobiliser les crédits du Fonds social européen en 2007 pou co-financer le retour à l’emploi de résidants d’Amiens métropole. Le document de séance parle de 3355 bénéficiaires depuis 2001, dont 1263 ont trouvé un emploi durable. - signature du contrat cadre relatif au pôle de compétitivité i-Trans. Je suis tout à fait favorable à ce pôle de compétitivité qui a pour objet "le ferroviaire au coeur des systèmes de transports innovants". Développer le transport ferroviaire, le transport combiné, nécessite de mettre en place de nouvelles technologies, formations, métiers... I-Trans est l'occasion d'avancer sur ce sujet. Amiens métropole y adhère est c'est une très bonne chose. Il faut valoriser l'histoire et la situation ferroviaire de la ville et s'engager fortement dans ce pôle. La région Picardie est également partenaire, mais le département de la Somme ne s'y est pas associé (les départements du Nord et du Pas de Calais le sont pourtant). - Création de la ZAC Renancourt (Borealia I). Je suis extrêmement réservé sur cette nouvelle ZAC qui va étendre encore la ville à l'ouest. Il s'agit ici de la première tranche de 69 ha qui est collée à la ville, près de Renancourt. Je partage les critiques de fond qui reviennent régulièrement contre l'extension urbaine des villes : consommatrice d'espace, d'eau, d'énergie surtout... coûteuse pour les finances publiques. Ce sont de nouveaux réseaux qu'il faut étendre, dans une ville qui - dans le cas d'Amiens - est déjà très étendue. La ZAC Borealia vient en outre grignoter par tranches des espaces qui se trouvent en crete au bord de la ville, où on dispose aujourd'hui d'un point de vue remarquable sur la ville, tout en étant assez visible. Le projet présenté pourrait comporter une proportion de 30% de logements aidé. C'est une bonne chose en soi mais cela ne me convainc pas. Des zones délaissées à l'intérieur de la ville peuvent permettre de lancer de nouveaux projets d'urbanisme, pour reconstruire la ville sur elle même et cesser de l'étendre en tâche d'huile. La ZAC de la vallée des Vignes -créée dans les années 90 par la majorité de Gilles de Robien - est le mauvais exemple de l'extension urbaine opposée à toute démarche de développement durable. Un nouveau quartier construit de toutes pièces, et pourtant pas de réseau de transports collectifs, pas de trotoirs pour les piétons et des zones commerciales ou il est quasi impossible de se rendre d'une enseigne à l'autre sans prendre sa voiture, rien pour les vélos bien sur, aucun souci de politique environnementale, mixité sociale absente... Un quartier conçu entièrement autour de la voiture. C'est ce qu'il ne faut plus faire. - Opération groupée d’amélioration des façades d’Henriville. Certes, on améliore le patrimoine et le visuel… mais il est dommage de ne pas agir en priorité sur l’isolation thermique et phonique des maisons. Ici seules les boiseries seront un peu refaites et correspondront à une démarche d’économie d’énergie. C'est une démarche insatisfaisante en l'état. Une opération d'isolation thermique à grande échelle sur la ville permettrait de faire d'avantageuses économies d'énergie, et elle serait en outre créatrice de nombreux emplois.