30/03/2007
Hier 29 mars, Conseil municipal d'Amiens
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Le Conseil municipal d'Amiens s'est réuni hier soir. Parmi les points à l'ordre du jour, une présentation de la tour de la rue Vadé (près de la gare) par l'architecte Paul Chemetov, le rapport sur la dotation de solidarité urbaine 2005, la piétonnisation du centre-ville et les rapports sur plusieurs ZAC. J'aurai l'occasion d'y revenir.
Les quatre groupes d'opposition (PS, PCF, MRC et Verts) n'ont pas participé à la réélection de Gilles de Robien à la fonction de maire. Nous avons donc quitté la salle J'ai déjà eu l'occasion d'évoquer ce changement de siège dans un billet précédent . Il s'agit d'un jeu de boneteau avec les mandats au gré des intérêts de M. de Robien à la veille de nouvelles élections. Nous sommes revenus dans la salle lorsque les véritables dossiers concernant la cité ont été traités.
Au passage, on ne sait toujours pas qui l'intéressé va soutenir pour l'élection présidentielle. Est-ce qu'il attend le résultat du second tour pour le dire ?
Un Conseil d'agglomération d'Amiens métropole se tiendra le 2 avril, à 20h. Vous trouverez sur ce billet quelques éléments et commentaires sur des points qui seront traités lors de cette séance.
08:45 Publié dans Amiens | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Amiens, débat municipal
25/03/2007
Jeudi on change de maire, mais pas de politique
C'est officiel depuis vendredi, Brigitte Fouré a démissionné de son mandat de maire d'Amiens, et Gilles de Robien va reprendre son siège à compter du prochain Conseil municipal, jeudi 29 mars. Il sera donc Ministre de l'éducation nationale, président de la métropole et maire d'Amiens.
C'est tout sauf une surprise ou un événement.
Gilles de Robien est dans une mauvaise passe au niveau national. Ministre de l'éducation nationale maladroit et malmené du gouvernement Villepin, il ne trouve grâce ni auprès de l'UMP Sarkozy, ni auprès de l'UDF Bayrou. Le quotidien Libération analysait la situation dans un article du 21 mars intitulé "Cible des manifs d'hier, le ministre de l'Education n'est soutenu ni à l'UDF ni à l'UMP : Robien exclu de la classe'. Extrait :
"Distance. (François Bayrou) qui a placé l'éducation au coeur de son projet présidentiel, s'est clairement démarqué du ministre en exercice, en condamnant fermement son décret sur le temps de travail des enseignants «pris sans discussion avec les personnels». Un décret que lui ne retiendra pas.
Tenu à distance par ses amis centristes, Robien est aussi loin d'être dans les petits papiers de Sarkozy. C'est même le contraire, le candidat de l'UMP faisant fort peu de cas du ministre centriste. (...) A Maisons-Alfort (Val-de-Marne), le 2 février, il a de nouveau piétiné les plates-bandes de Gilles de Robien en dénonçant cette fois la «faillite de l'éducation».
Pas vraiment dupe, le ministre a tenté de trouver des alliés mieux en cour dans le «Sarkoland». Par vidéo interposée, il est intervenu fin janvier devant le Parti radical de Jean-Louis Borloo, un collègue de gouvernement qu'il fréquente assidûment. Prévu pour être, en retour, l'invité phare du cercle de réflexion de Robien, Société en mouvement, le ministre de la Cohésion sociale s'est défilé à la dernière minute. Il y a quelques jours, à travers un rapport sur l'éducation, rédigé pour le patron de l'UMP, l'ex-ministre de l'Enseignement scolaire, Xavier Darcos, a rendu patente la disgrâce: il s'y dit «frappé du climat de lassitude, de démobilisation et d'aigreur qui règne au sein des fédérations d'enseignants, tous bords confondus». "
Isolé au plan national, Gilles de Robien procède à une retraite tactique sur Amiens à la veille des échéances électorales et reprend donc son fauteuil de maire dans un contexte qui ne lui est pas des plus favorables.
Mme Fouré, qui occupait la fonction de maire depuis 2002, n'avait pas fait grand mystère de la démission en blanc qu'elle avait signé dés le départ en assurant le relais. Force est de reconnaître qu'elle sera restée loyale jusqu'au bout. La politique est souvent minée par les petites intrigues. Des maires de gauche et de droite qui avait provisoirement laissé leur siège à un second, ont parfois vu ce dernier s'accrocher au fauteuil et devenir un adversaire. Rien de tel ici, et finalement c'est tout à l'honneur de Mme Fourré de tenir sa parole.
Les choses sont ainsi plus claires puisque Gilles de Robien avait annoncé qu'il se représenterait aux prochaines élections municipales dés la fin 2005. Les termes du débat ne seront pas vraiment modifiés puisque la politique menée sur la métropole et la ville était celle de Gilles de Robien, et elle le reste. Pour un an.
19:00 Publié dans Amiens | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Amiens, éducation, débat municipal































