08/06/2007

Au plus près des réalités locales

medium_P1000578.jpgCarnets de campagne d'une journée bien remplie : - Distributions d'un tract sur aux parents de l'école Réaumur, dans le quartier sud-est, avec Jacqueline de Poorter, candidate suppléante, - A la rencontre des habitants de Cagny a propos du projet d'épandage lié à l'élevage industriel de 16.000 porcs - Rencontre avec le chargé de mission Tramway en tant qu' élu municipal d'Amiens en vue de la commission qui doit se réunir prochainement sur le sujet - Signature de l'appel de Greenpeace pour demander un moratoire sur la culture des ogm en plein champ, - Distribution de tracts dans le village de Rumigny , c'était la dernière commune de la circonscription à couvrir. - Et enfin rencontre avec les habitants de la rue de Cagny et de la rue Jean Racine, à Amiens, excédés par l'engorgement de leur rue par les automobiles . Je leur ai fait part de mes projets de parkings aux entrées de ville, reliés aux transports collectifs. Hier, je m'étais déplacé à Sains-en-Amiénois, Dury, à Amiens dans le quartier St Pierre et au sud rue St Fuscien, un tract sur l'école publique a été distribué aux parents d'élèves des écoles Jean Macé, Paul Vincensini, Beauvillé... A la radio, il est question du TGV Est-européen. Demain, dernier jour de présence sur le terrain avant le premier tour : fête d'école dans le canton de Boves, Fête de la liberté à la Maison pour Tous de Rivery... et enfin un moment avec mes deux enfants samedi soir.

07/06/2007

Porte-à-porte au milieu des voitures

medium_CIMG0605.3.jpg Porte à porte rue St Fuscien, au milieu d'un déversement continu d'automobiles qui ont envahi cet espace depuis que l'accès à la rocade a été ouvert. La qualité de vie des habitants a été considérablement dégradée : bruit, pollution de l'air, danger... la rue des devenue depuis quelques années un couloir à voitures. Un problème local ? Non. Les crédits d'état pour l'investissement dans les transports collectifs dans les villes ont été supprimés par M. De Robien quand il était ministre des transports. Ainsi, au Mans, la ville a du se tourner vers le Conseil régional des Pays de la Loire pour financer la construction de son tramway quand le financement de l'Etat a été annulé en 2003. A Amiens, le réseau de bus est peu dynamique et il ne reçoit pas les investissements nécessaires. Il ne constitue par en l'état une alternative attractive à la voiture. Associé à des parkings relais aux entrées de ville avec des départs fréquents, des équipements surs et confortables, le réseau de bus pourrait capter une partie des déplacements qui encombrent les axes pénétrants vers le centre ville. Car la rue St Fuscien n'est pas la seule concernée. La rue de Cagny subit la fréquentation de la gare de Longueau, la rue Jean Moulin est la porte d'entrée d'un autre accès à la rocade, etc. Vouloir encourager le partage de la voirie, les transports collectifs, les parkings relais... c'est une autre façon de voir la ville, et une prise en compte réelle des enjeux climatiques, mais pour cela il faut aussi une volonté nationale d'encourager les déplacements les moins polluants, au travers de financements conséquents. ---- PS : Le préfet de la Somme vient de décider de restrictions pour l'usage de l'eau dans l'est du département. Vous trouverez sur ce lien la réaction des Verts de la Somme.

18/03/2007

Cinq ans de ministères pour Gilles de Robien, et pour quel bilan ?

(ce texte est paru dans Amiens ville, février 2007 - il est commun aux élus MRC, PCF, PS et Verts au Conseil municipal). M. De Robien a longuement évoqué son action de ministre à l’occasion des vœux qu’il a formulés en tant que président d’Amiens métropole, en ce début d’année. Successivement en responsabilité de la politique des transports, du logement et de l’éducation sous les gouvernements Raffarin et Villepin, M. De Robien a pris fait et cause pour les options de la majorité UMP, emboîtant le pas aux réformes contestées – comme le contrat première embauche - et offrant la ville d’Amiens au premier ministre pour y instaurer contre toute attente un « couvre feu » décalé avec la réalité locale. Mais le bilan aura aussi un coût direct pour les Amiénois. M. de Robien restera comme le ministre de la spéculation immobilière, de l’abandon des transports collectifs et d’une vision rétrograde de l’éducation. Le logement : Spéculation immobilière, car le logement de type « de Robien » est un produit immobilier très prisé pour échapper à la fiscalité, mais qui n’a pas répondu aux besoins réels de logement qui existent dans les grandes villes. Le coût pour la collectivité est important. Le bilan est sévère : des logements construits mais qui ne correspondent pas aux besoins, et un marché de l’immobilier toujours aussi tendu. On est loin des recommandations de la fondation Abbé Pierre en matière de constructions de logements sociaux. Les transports : Abandon des transports collectifs, car le passage de Gilles de Robien au ministère des transports aura été marqué par la suppression des aides d’Etat aux projets de transports en commun dans les grandes villes. Un véritable scandale au regard des enjeux climatiques et des conséquences sur les déplacements quotidiens de millions de personnes. Les municipalités ont dû trouver d’autres financements, souvent auprès des Conseils Régionaux de gauche issus des élections de 2004 comme cela a été le cas au Mans. A Amiens, un retard important a été pris en ce domaine, et découvrant les effets positifs de l’inauguration du tramway à Bordeaux, Montpellier ou Paris, l’ancien ministre des transports et opposant aux transports collectifs Gilles de Robien s’est découvert soudainement l’envie de créer une commission sur le sujet pour sa ville. Nous en prenons acte, mais notre détermination demeure entière sur le sujet. Pour le moment, ce sont plutôt les sociétés de parking qui ont bénéficié de la manne publique. La pirouette manquée sur le nouveau départ du dossier du TGV par Amiens, finalement rejeté par la commission nationale du débat public révèle le jeu de poids du ministre à Paris. L’école : Finalement, la politique scolaire aura été l’achèvement d’une politique très orientée à droite. Bien sûr cela a débuté avec le feuilleton grotesque des méthodes de lecture, où le ministre a voulu interdire par oukaze une méthode globale qui n’est quasiment jamais utilisée en l’état par les enseignants. Mais c’est aussi le changement des méthodes de calcul pour les aides à l’enseignement privé, les suppressions massives de postes d’enseignants, notamment en Picardie, alors que les besoins d’encadrement des élèves demeurent importants. L’emploi : Des générations de jeunes diplômés pensaient enfin bénéficier du départ en retraite des « papy-boomers », ils trouvent finalement des contrats d’avenir, dont le nombre a fortement augmenté à la veille des échéances électorales, mais pour quel avenir au juste ? Celui- de l’aggravation des inégalités, en matière de logement, de déplacements, de scolarité ? C’est celui auquel nous opposons un modèle de solidarité, entre les générations, entre le rural et l’urbain, avec les générations futures.