01.06.2007

L'école publique doit rester une priorité

medium_P1000868.jpg Négligée pendant 5 ans de gouvernements Raffarin et Villepin, lʼécole publique risque dʼêtre encore une fois délaissée avec lʼUMP.

La carte scolaire doit être maintenue : Le projet de suppression de la carte scolaire, que le gouvernement veut expérimenter dès la rentrée 2007, constitue une première attaque contre lʼécole de la République, ouvrant la voie à une mise en concurrence des établissements.
Ce sont les écoles qui auront leur liberté de recrutement ; ce ne sont pas les familles qui auront le choix de leur école. La «sélection» inévitable qui va sʼen suivre risque de creuser des écarts entre écoles. La carte scolaire mérite des aménagements, mais elle doit être maintenue pour assurer la diversité sociale.

Suppressions de classes et de postes dʼenseignants en perspective : Les postes dʼenseignants et les classes sont la cible de mesures de suppressions chaque année en Picardie et à Amiens. Pourtant notre région a des besoins plus importants, avec des résultats scolaires inférieurs à la moyenne nationale.

De plus, lʼaccueil des élèves handicapés en classes ordinaires et la création de nouvelles Classes dʼintégration (CLIS) correspondent à des besoins croissants sur lesquels des personnels doivent être affectés. Les moyens doivent être maintenus à Amiens et en Picardie pour compenser les besoins non satisfaits.

18.04.2007

Un laic à la mosquée

Vendredi 6 avril, nous avons répondu à l'invitation de la mosquée Lumière avec Marion Lepresle, conseillère municipale d'Amiens, et Bernard Delemotte, délégué de la section amiénoise des Verts. C'était un vrai moment de rencontre et de dialogue. L'accueil était remarquablement chaleureux.

Je suis athée et laïc, ce qui m'amène à avoir une relation équivalente avec l'ensemble des cultes. Toute invitation au dialogue et au débat est donc bienvenue, ici avec les musulmans, comme hier avec des catholiques ou demain peut-être avec des protestants, juifs, boudhistes...

L'organisation du Conseil national du culte musulman semble poser des difficultés. D'un côté, il est nécessaire que les pouvoirs publics disposent d'interlocuteurs représentatifs de la communauté musulmane, comme il en existe pour les autres religions. De l'autre, les modalités retenues par le gouvernement pour établir ce conseil sont contestées.

Les musulmans souffrent d'amalgames qui sont faits avec les intégristes de leur propre religion. Ce culte doit être pleinement reconnu et accepté en France au même titre que les autres religions. C'est dans cet esprit d'ouverture que pourront tomber des suspicions et que le dialogue s'installera pleinement entre tous, dans le cadre de la République.

Aujourd'hui, le sentiment d'une discrimination s'installe. Celle-ci peut parfois être liée à l'appartenance religieuse. Elle concerne plus généralement le "délit de faciès", ou bien l'adresse dans un quartier mal vu. Ceci doit évoluer. Mais notre société évolue trop lentement et cela entraine un sentiment de frustration chez de jeunes français qui se sentent regardés différement. Il faut répondre positivement à cette aspiration à l'égalité. Je reste convaincu que c'est la laicité, dans son principe même de neutralité publique, qui nous donne le moyen d'y parvenir. Mais il faudra aussi une certaine dose de volonté pour "banaliser" l'existence d'une france colorée et métissée dans les administrations, les entreprises, ... A ce jour, les propos qui stigmatisent les "étrangers" et procèdent à des amalgames lepenisants alimentent au contraire des reflexes de repli. C'est aussi ce regard sur les autres qu'il faut changer en France.

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