01/12/2008
j'ai cédé à la tentation Californication
Hank, écrivain auto-destructeur et en panne d'inspiration, nous traine au fil de ses conquêtes passagères tout en essayant de reconquérir son ex et sa fille. Série ambigue : du cul. du rire. De la coke. Des outrances. Encore du cul.... mais, malgré cette veine décadente, la trame de fond, c'est l'apologie de la famille. Hank est malheureux et déséquilibré parce qu'il a perdu sa femme et sa fille et il n'aspire qu'à les retrouver. Un instant, on s'est demandé si on était toujours aux Etats Unis. La preuve en est donc faite.
Enfin, David Duchovny est bien meilleur ici en écrivain tombant dans les abysses qu'en chasseur d'E.T. dans X-files. Son ex... très charmante aussi. Comme dans toutes les séries américaines récentes et bien travaillées, les acteurs sont bons et les dialogues sont bien rythmés, et ici souvent droles.
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30/10/2008
Les Sopranos : meilleure série tv ?
Encore une série américaine qui pourrait postuler au titre de la meilleure série télé. Là où les séries européennes endorment le spectateur plus rapidement qu'un temesta, les producteurs de télé US ont réussi à créer un nouveau genre, et ils y ont mis les moyens. Acteurs excellents, scénarios travaillés, image de qualité cinéma,... Depuis Twin peaks, les séries "haut de gamme" se succèdent les unes aux autres : Six Feet Under, Rome, Band of Brothers,... Les Sopranos arrivent à se faire une place dans la thématique du polar mafieux avec un développement du récit et des personnages digne des meilleurs films du genre, et un malin plaisir à distiller des détails et de l'humour à la façon de Quentin Tarantino, comme lorsque Paulie explique pourquoi il utilise des velcro plutôt que des lacets, ou quand Christopher se perd dans ses commentaires cinématographiques.
-->Paulie va s'expliquer avec ceux qui ont entrepris de faire des travaux sur son territoire sans son autorisation. Ils l'envoient ballader alors il change d'arguments.
Beaucoup de critiques ont encensé la série (voir par exemple cette page de libé) malgré le fait que tous les principaux personnages soient vils, lâches, avides, racistes... et souvent gros et laids. Ou peut-être est-ce cette insouciance qui a fait le succès de la série. Ici, pas de beaux gosses bodybuildés et très futés en guise de héros. Les personnages sont plutôt guidés par leurs multiples bassesses. Ne cherchez pas un personnage sympathique, même le personnage principal Tony Soprano, gros ours avec une voix de canard ridicule (en V.O., en Français ce n'est pas restitué), peut être tour à tour hypocrite, malin, impulsif, abattu... et passer du père de famille en peignoir et chaussons devant son frigo à la brute épaisse qui cogne ses sous-fiffres dans un club de strip-tease. De même, tous les personnages secondaires (des dizaines) sont complexes et hauts en couleurs.
--> Silvio perd au poker. Un type vient balayer les morceaux de fromage sous la table, mais ce n'est pas vraiment le moment.
Au final, 6 saisons et 86 épisodes de 55mn sans perte de souffle. Les Sopranos ne palissent pas à être comparés aux Affranchis de Scorsese ou à la trilogie du Parrain. Bien sur, les trames croisées sur le crime organisé et la famille constituent l'essentiel, mais les angoisses sur la vieillesse et la mort sont récurrentes, et on y trouve aussi des épisodes audacieux, comme celui où tous les personnages s'ennuient dans la 6eme saison. On rit aussi, et même du pire.
10:36 Publié dans séries tv | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sopranos, serie tv































