20/06/2007

Le temps de la refondation

Dimanche fut moins bleu que prévu, le contre-pouvoir à l'UMP est surtout rose, rouge, un peu vert ou orange. L'élection de quatre députés Verts - Martine Billard, Yves Cochet, Noel Mamère réélus et François de Rugy nouvellement élu à Nantes - est une excellente nouvelle dans ce contexte. J'ai aussi une pensée pour Aurélie Filippetti, amie élue en Lorraine sous les couleurs du Parti socialiste après avoir été chez les Verts.

Mais l'UMP a néanmoins gagné, et cette situation d'opposition n'est pas réjouissante. Il faut songer à la façon dont l'alternative peut se mettre en place. Les appareils politiques doivent s'intérroger et se renouveller, c'est vrai pour tous les partis - dans l'idée d'une coalition majoritaire à construire demain - mais je me préoccupe d'abord de la refondation de l'écologie politique.

Ce chantier est désormais ouvert. Une recontre a lieu à Tours le samedi 30 juin dans l'objectif de proposer une éco-refondation à tous les écologistes, pour dépasser les blocages structurels et erreurs politiques sur lesquels les Verts butent depuis plusieur années maintenant. La contribution "Pour un nouveau parti vert" est déposée dans ce cadre.

07/06/2007

Porte-à-porte au milieu des voitures

medium_CIMG0605.3.jpg Porte à porte rue St Fuscien, au milieu d'un déversement continu d'automobiles qui ont envahi cet espace depuis que l'accès à la rocade a été ouvert. La qualité de vie des habitants a été considérablement dégradée : bruit, pollution de l'air, danger... la rue des devenue depuis quelques années un couloir à voitures.
Un problème local ? Non. Les crédits d'état pour l'investissement dans les transports collectifs dans les villes ont été supprimés par M. De Robien quand il était ministre des transports. Ainsi, au Mans, la ville a du se tourner vers le Conseil régional des Pays de la Loire pour financer la construction de son tramway quand le financement de l'Etat a été annulé en 2003.
A Amiens, le réseau de bus est peu dynamique et il ne reçoit pas les investissements nécessaires. Il ne constitue par en l'état une alternative attractive à la voiture. Associé à des parkings relais aux entrées de ville avec des départs fréquents, des équipements surs et confortables, le réseau de bus pourrait capter une partie des déplacements qui encombrent les axes pénétrants vers le centre ville.
Car la rue St Fuscien n'est pas la seule concernée. La rue de Cagny subit la fréquentation de la gare de Longueau, la rue Jean Moulin est la porte d'entrée d'un autre accès à la rocade, etc.
Vouloir encourager le partage de la voirie, les transports collectifs, les parkings relais... c'est une autre façon de voir la ville, et une prise en compte réelle des enjeux climatiques, mais pour cela il faut aussi une volonté nationale d'encourager les déplacements les moins polluants, au travers de financements conséquents.

----

PS : Le préfet de la Somme vient de décider de restrictions pour l'usage de l'eau dans l'est du département. Vous trouverez sur ce lien la réaction des Verts de la Somme.

05/06/2007

16.000 porcs en batterie près de chez vous

Ce jeudi matin, c'était le premier jour de l'enquête publique concernant l'expoitation d'un elevage industriel de 16.000 porcs à Cavillon, près de Picquigny, au nord d'Amiens.

Pollutions et nuisances, qualité de l'eau et de l'air menacées, dégradation de la qualité de vie des habitants... et un modèle agro-industriel qui tire les prix vers le bas sans se soucier de la qualité, avec également une maltraitance animale. C'est un projet auquel je suis totalement défavorable et je compte alerter le préfet sur les problèmes posés par ce type d'exploitation.

medium_P1000995.2.jpgNous nous sommes rendus à la mairie de Cavillon pour rencontrer le commissaire-enquêteur avec Marion Lepresle, conseillère municipale d'Amiens et candidate dans la 1ere circonscription (photo).

Nous avons déposé un courrier au commissaire enquêteur (teléchargeable ici : 060605.commissaire.doc, et consultable en fin de billet). Il s'agit d'un premier courrier car nous aurons l'occasion de revenir sur des éléments plus techniques. Un communiqué des Verts de la Somme a également été relayé par la presse ces derniers jours.

Plusieurs habitants étaient présents pour manifester leur opposition à ce projet. On trouvait parmi eux des riverains d'une porcherie de 2000 têtes environ, déjà installée dans le secteur, et appartenant au même propriétaire. Les odeurs, ils connaissent déjà. Ici c'est un nombre de bêtes multiplié par 8, on peut supposer que les nuisances le seront également.

D'autres habitants mentionnaient que le point de captage d'eau de la commune de Fourdrinoy se trouvait à quelques centaines de mètres du projet d'exploitation.

Les initiateurs de la pétition locale contre la porcherie étaient également présents. Leur site internet fédère les opposants au projets. Il est consultableà cette adresse : http://non-a-la-porcherie.info/
Le maire de Cagny s'est présenté au commissaire enquêteur dans la matinée pour présenter une pétition signée par 250 de ses administrés en quelques jours. Les communes de Cagny, Boves et Amiens sont concernées par l'épandage sur des terres appartenant au propriétaire. Je serai présent à Boves et à Cagny ce vendredi pour exprimer mon opposition à ce projet.

- - - -

Monsieur le Commissaire enquêteur,


L’enquête publique pour autoriser l'exploitation d'un élevage de 16.000 porcs nous alerte en tant qu’élus de l’Amiénois et écologistes.

La taille de cette exploitation est importante. Elle va générer une plus-value appréciable pour son propriétaire. Mais un certain nombre des charges qu’elle va générer vont être subies directement par la collectivité ou par des particuliers.

Nuisances olfactives, qui risquent d’aboutir à la dépréciation du bâti et à une gêne dans le périmètre de l’exploitation, qui incommodera les riverains.

Un élevage intensif de cette importance soulève aussi d'autres questions sur le type d'agriculture qui doit être encouragé. On a affaire ici à une production de masse sans lien réel avec le territoire pour lequel le principal impact - en dehors des nuisances directes - sera une dégradation de la qualité de l'eau, sur le site et sur la zone d’épandage de lisiers, qui concerne également Amiens, Cagny et Boves.

Cet impact de long terme ne sera pas pris en charge par l’exploitation, mais restera à la charge de la collectivité.

En conséquence, nous souhaitons qu’un avis défavorable soit émis à propos de cette installation.

Veuillez recevoir, Monsieur le commissaire-enquêteur, nos sincères salutations,

Christophe Porquier
Porte-parole des Verts de la Somme
Conseiller municipal d’Amiens

Marion Lepresle
Conseillère municipale d’Amiens

Emilie Thérouin
Secrétaire des Verts de la Somme

01/06/2007

L'école publique doit rester une priorité

medium_P1000868.jpg Négligée pendant 5 ans de gouvernements Raffarin et Villepin, lʼécole publique risque dʼêtre encore une fois délaissée avec lʼUMP.

La carte scolaire doit être maintenue : Le projet de suppression de la carte scolaire, que le gouvernement veut expérimenter dès la rentrée 2007, constitue une première attaque contre lʼécole de la République, ouvrant la voie à une mise en concurrence des établissements.
Ce sont les écoles qui auront leur liberté de recrutement ; ce ne sont pas les familles qui auront le choix de leur école. La «sélection» inévitable qui va sʼen suivre risque de creuser des écarts entre écoles. La carte scolaire mérite des aménagements, mais elle doit être maintenue pour assurer la diversité sociale.

Suppressions de classes et de postes dʼenseignants en perspective : Les postes dʼenseignants et les classes sont la cible de mesures de suppressions chaque année en Picardie et à Amiens. Pourtant notre région a des besoins plus importants, avec des résultats scolaires inférieurs à la moyenne nationale.

De plus, lʼaccueil des élèves handicapés en classes ordinaires et la création de nouvelles Classes dʼintégration (CLIS) correspondent à des besoins croissants sur lesquels des personnels doivent être affectés. Les moyens doivent être maintenus à Amiens et en Picardie pour compenser les besoins non satisfaits.

30/05/2007

Les jardins ouvriers

medium_jardinsouvriers.jpg Suivre les saisons, produire localement… Cʼest lʼavenir !

Les jardins ouvriers sont régulièrement menacés en raison de lʼextension urbaine de la ville. Ils ne bénéficient pas du soutien public nécessaire à leur maintien et leur développement dans de bonnes conditions.
La société de consommation entraîne de nombreuses dérives. Les consommateurs se sont habitués à acheter des fraises en février ou des poires qui ont traversé les océans.
Les graisses, sels et sucres ont fortement augmenté dans les assiettes, entraînant des problèmes de santé publique.

Avec lʼaugmentation du prix du pétrole, la prise de conscience écologique des citoyens et la recherche de produits de qualité chez les consommateurs, notre société doit évoluer.
Pour la santé, pour lʼenvironnement et pour le goût, pour aménager les territoires et les villes, il est nécessaire dʼencourager les cultures de proximité (production à la ferme, réseau associatif type AMAP, association pour le maintien dʼune agriculture paysanne, jardins ouvriers…). Cette politique est soutenue par le conseil régional de Picardie, elle doit être développée au niveau national et à Amiens.

Les jardins ouvriers, cʼest une alimentation saine accessible à tous. Les sites existants doivent être préservés, et leur implantation au plus près des quartiers doit être maintenue.

28/05/2007

Franchise médicale : Quel avenir pour la sécu ?

Avec lʼUMP, vous serez bien soignés… … si vous en avez les moyens.

Contrairement à ce que veut nous faire croire la communication « sociale » du gouvernement, le programme de lʼUMP va mettre en difficulté bon nombre de personnes et familles aux revenux modestes.

Pendant cinq ans de gouvernements Raffarin et Villepin, les députés UMP qui avaient une majorité écrasante ont creusé les inégalités. La santé est devenue plus coûteuse : tarifs de consultation plus élevés et pour laquelle le patient doit commencer à payer ; beaucoup de dépassements dʼhonoraires pour les soins — ce qui coûte entre 1 et 2 milliards directement aux patients.

LʼUMP veut aller encore plus loin :
• Instauration dʼune FRANCHISE pour les actes médicaux, cʼest-à-dire un montant annuel de dépense en dessous duquel lʼassurance maladie ne remboursera rien. Franchise qui, pour mieux décourager dʼengager des dépenses de premiers soins, ne sera pas remboursable par les assurances complémentaires.
• Libéralisation des tarifs de consultation pour mettre les généralistes au même tarif que les spécialistes.
• Baisse des impôts et des cotisations sociales, surtout pour les plus aisés. Cʼest-à-dire moins dʼargent dans les caisses de lʼEtat, avec le risque dʼune baisse des financements pour des services publics indispensables pour tous : santé, hôpitaux, environnement.

Je refuse ces mesures injustes, économiquement inefficaces et dangereuses pour la santé publique.

Je suis favorable à un plafonnement des dépassements dʼhonoraires.

Je souhaite réformer le système à deux vitesses qui sʼest installé à lʼhôpital : soins plus rapides pour ceux qui paient des actes privés et file dʼattente pour les autres.

Je souhaite une revalorisation des aides sociales concernant les personnes dépendantes et ceux qui les aident au quotidien.

(tract distribué dans le cadre de la campagne des élections législatives dans la deuxième circonscription de la Somme)

27/05/2007

Une lettre de Jean-Pierre Têtu, conseiller général de la Somme

medium_P1000853.jpg Les Français ont choisi le 6 mai dernier un nouveau Président de la République. Après cette élection, je me félicitais de la forte mobilisation de nos concitoyens. Dans ce canton comme à Amiens, une majorité s’est portée sur la candidate de rassemblement à gauche au second tour.
Les 10 et 17 juin prochains, avec les élections législatives, nous aurons à nouveau l’occasion d’exprimer par notre vote nos choix et notre volonté.
Nous désignerons un député pour la 2e circonscription de la Somme, celle d’Amiens-Boves. Nous aurons alors l’occasion d’équilibrer les pouvoirs qui sont aujourd’hui détenus par un seul parti.
Notre canton – Amiens sud, Pont de Metz – est en pleine mutation urbaine avec le regroupement des hôpitaux au sud d’Amiens et la densification de l’habitat (ZAC Paul Claudel, ZAC inter-campus, Boréalia, anciennement Europe-Amiens). Notre canton aura besoin d’élus vigilants : en effet le risque est grand, si on laisse faire le marché, de voir se développer un aménagement urbain de mauvaise qualité : augmentation des prix du logement entraînant une certaine forme d’exclusion ; équipements collectifs et transports en commun insuffisants ; abandon de certains projets comme celui des jardins ouvriers qui ne seront pas jugés rentables...

Christophe Porquier s’est régulièrement impliqué à mes côtés en tant que conseiller municipal d’Amiens. Je suis sûr de trouver auprès de lui un appui dans mon action quotidienne de conseiller général, notamment pour un aménagement urbain de qualité.
Les 10 et 17 juin, nous aurons la possibilité de choisir un député de gauche, un député qui a pris conscience de l’urgence écologique...
Car les grands enjeux du siècle sont ceux de l’écologie : crise climatique, crise de l’énergie, augmentation des nuisances et des pollutions. Il est urgent de mettre en oeuvre des politiques publiques qui permettent d’y répondre, comme l’a proposé le pacte écologique de Nicolas Hulot.
Car il est urgent de répondre à une France qui souffre : améliorer les conditions de travail et les rémunérations, investir dans de nouveaux secteurs d’activités, garantir une réelle égalité entre les hommes et les femmes dans les salaires et les carrières, lutter contre les discriminations...
Car il est urgent de réformer nos institutions, de rénover la vie politique de notre pays, en élisant par exemple les conseils d’agglomération au suffrage direct...
Aux élections législatives des 10 et 17 juin, Christophe Porquier, soutenu par les Verts et le Parti radical de gauche, est pour moi le meilleur candidat pour rassembler la gauche et l’écologie.

Jean-Pierre Têtu
Conseiller général d'Amiens Sud-Ouest / Pont-de-Metz

25/05/2007

Défiscalisation des interêts d'emprunt, c'est injuste, inefficace et imprévoyant.

Alors qu'il est en campagne électorale pour l'UMP, le nouveau président de la République vient de s'engager sur de nouvelles promesses concernant la défiscalisation des intérêts d'emprunt en cours pour la résidence principale, "comme il est naturel, normal et juste" selon lui.

On passera sur la cacophonie gouvernementale et sur le style très berlusconien du président. Faisons simplement un calcul de coin de table à propos de cette mesure que Nicolas Sarkozy inscrit dans son projet de faire de la France un "pays de propriétaires".

Dans le quotidien Le Monde, on peut lire "Les professionnels de l'immobilier font tourner leur calculette. D'après le site de courtage meilleurstaux.com, un acquéreur qui emprunte 140 000 euros sur 15 ans, au taux d'intérêt de 4 %, et qui déduit de son impôt 20 % des intérêts d'emprunt, récupérera 4 883 euros sur cinq ans et 8 100 euros sur 10 ans. Avec un crédit sur 20 ans au taux de 4,15 %, le gain sera de 5 318 euros cumulé sur cinq ans et 9 787 euros sur dix ans."

La FNAIM - organisation professionnelle - avance pour sa part le taux moyen d'augmentation du marché de l'immobilier : +10,4% en 2002, +14,3% en 2003, +15,4% en 2004, +10,4% en 2005, +7.1% en 2006. Cette évaluation est le fait de professionnels de l'immobilier. Les notaires évaluent généralement une hausse supérieure à celle des agents. Mais conservons cette base : elle implique qu'un bien acheté 140.000 euros en 2001 a atteint une valeur d'environ 240.000 euros en 2007.

Double récompense pour l'acheteur qui a programmé un achat dans les conditions fixées par le marché, voit son bien gagner une valeur importante, et sera finalement récompensé par l'Etat avec un cadeau fiscal de quelques milliers d'euros..

L'impact sur le marché de l'immobilier est difficile à évaluer. Mais si l'augmentation du prix de l'immobilier a été moins forte ces deux dernières années, c'est notamment en raison des problèmes de solvabilité des ménages. Pour tous ceux qui calculent et recalculent leur capacité d'emprunt pour estimer s'ils vont s'en sortir, on peut douter que le cadeau fiscal Sarkozy sera décisif. Aujourd'hui ils misent sur l'éloignement du centre-ville pour acheter moins cher, au rique d'échelonner le prix du transport et une qualité de vie réduite sur 20 ou 30 ans. Le cadeau fiscal ne répond pas à ce phénomène, il laisse faire le marché. Mais le marché fonctionne à très court terme et ne se soucie pas de l'avenir.

Au final, le coût de l'opération est difficile à estimer car les modalités restent floues, mais ce sont entre 2 et 5 milliards qui n'iront pas dans les caisses de l'Etat et qui seront utilisées directement par un public appartenant à des "classes moyennes et supérieures" : à quelle fin ? On ne sait pas. Ce sera peut-être pour acheter le dernier écran plat du marché (mince, c'est un produit d'importation...), ou pour financer les études du petit dernier (oui, cela creusera un peu plus l'écart avec ceux qui ne paient pas d'impot et n'auront reçu aucun avantage...), ils pourront aussi faire un don à une association caritative, isoler leur maison ou faire un voyage en avion. Au final le bénéfice de cette opération pour la société va se noyer dans une multitude d'intérêts contradictoires laissés à la libre appréciation des benéficiaires.

Qu'est-ce que l'Etat aurait pu faire avec ces 2 à 5 milliards ? Concentrer le tir, par exemple pour investir dans l'Université et la recherche qui ont besoin de moyens pour préparer l'avenir, répondre à des besoins de services publics en milieu rural et dans les quartiers, engager un plan d'isolement du bâti ancien ou encore aider les bailleurs sociaux à acquerir du foncier en zone urbaine...

Ce désengagment fiscal de l'Etat n'est pas "naturel, normal et juste", il est injuste, inefficace et imprévoyant.

24/05/2007

Conseil municipal du 24 mai 2007 : vélo, tour Vadé, renovation urbaine

medium_P1000491.jpg Cette séance du Conseil municipal, située en pleine période électorale, ne contenait pas de points de débat très saillants.

En début de séance, un hommage a été rendu à deux disparus : l'ancien maire d'Amiens René Lamps , et Paul Gallois, conseiller municipal.

Trois points remarquables : un point d'étape sur les opérations de rénovation urbaine, le permis de construire de la tour Vadé, les aménagements cyclables.


Rénovation urbaine

La séance a débuté par un exposé sur l'avancement des travaux de rénovation urbaine par Bernard Nemitz. Les quartiers Nord, Etouvie et Victorine Autier sont concernés par d'importants travaux de requalification des quartiers, pour lesquels l'Agence nationale de rénovation urbaine (ANRU) apporte des crédits d'Etat conséquents.
J'ai déjà eu l'occasion de m'exprimer en faveur des opérations de renouvellement urbain. Mais ce n'est pas sans réserves.
D'abord, la construction de nouveaux logements doit précéder la démolition, sans quoi les opérations de relogement viennent allonger un peu plus la liste d'attente des personnes qui demandent un logement aidé. De plus, les bailleurs sociaux doivent continuer d'amortir des immeubles qui se vident, sans recettes de loyers, ce qui n'est pas pris en charge par l'ANRU.
Par ailleurs, la concertation avec les habitants sur la façon dont ils voient l'avenir de leur quartier n'est pas tellement pratiquée. Il y a bien une information sur les projets décidés, mais la parole des habitants, des associations n'est pas beaucoup sollicitée alors qu'ils détiennent une certaine vision de leur quartier, des besoins, des attentes.. indispensables pour aller au-delà du bâti.
Pour ne pas être trop long, je n'évoque pas ici les impératifs en termes d'économies d'énergie - notamment pour les maisons à 100.000 euros qui vont entrainer des contradictions. C'est naturellement un enjeu fort.

Tour Vadé

Le Conseil municipal a adopté l'autorisation de dépôt de permis de construire pour l'immeuble conçu par Paul Chemetov, appelé "tourette" ou "tour Vadé". Avec Marion Lepresle, nous avons voté pour. Le débat a déjà eu lieu à plusieurs deux reprises au Conseil municipal en présence de l'architecte. Avec les autres élus de l'opposition, nous avions pointé que cette construction écartait délibérément la question de la mixité sociale. L'aspect du batiment, assez massif, soulève également des interrogations.
Côté positif, il faut noter quelques engagements environnementaux en matière de conception (matériaux utilisés, façade climatique), mais ce n'est pas le plus important.
J'ai souvent été très dur contre la politique d'extension urbaine anarchique, coûteuse et anti-écologique de la majorité actuelle, comme c'est le cas avec la vallée des vignes ou la future ZAC Borealia. Mais avec cette tour, il s'agit bien de reconstruire la ville sur elle-même, de densifier, et de donner de la hauteur au bâti en bordure de voies de transports collectifs destinées à devenir plus importante (on rêve de tramway). C'est l'élément qui nous a convaincu de voter en faveur de ce projet.
Enfin, j'avais posé il y a quelques jours une question au maire sur la construction d'un belvédère au sommet de la tour pour permettre à tous les Amiénois de disposer d'un point de vue. Le maire a reconnu qu'il s'agissait d'une bonne proposition qui sera mise à l'étude. Il a évoqué également l'étude de la construction d'un ascenseur sur la tour Perret

medium_pistecyclable3.jpgVélo

Plusieurs points traitaient du vélo en ville dans l'ordre du jour :
- L'ouverture d'un marché de mobilier urbain publicitaire incluant la location de vélo gratuite pour de courts trajets.
- L'installation de l'association Vélo services dans de nouveaux locaux, en bas de la tour Perret.
- et finalement la question orale que j'ai posé concernant l'avancement du plan vélo.

Sur ce dernier point, la réponse de Mme Bougon, élue en charge du dossier, m'a paru un peu excessive puisqu'elle a évoqué 100 km de réseau pour la fin de l'année !! Pour arriver à ce chiffre, il faudra sans doute comptabiliser les pistes cyclables dans les deux sens... L'intention de maillage a bien été confirmée, mais sans avoir de réponses très précises sur la connexion de bouts de pistes qui restent orphelins à différents points de la ville. Nous ferons le bilan en fin d'année.

- - -

Parmi les autres points, une Décision modificative du budget (où on aura pu relever une augmentation importante des recettes dues aux amendes), une question sur la dépollution du site Bonvallet posée par mon collègue Jacques Lessard, et une délibération sur l'effacement des réseaux sur laquelle je suis intervenu en fin de séance.
Les échanges ont porté sur la pratique très économe et peu courtoise de la société passant des cables de fibre optique le long des façades des maisons au sud-ouest d'Amiens. Il n'a pas été répondu au fait que les cables étaient passés en ligne droite à bas niveaux (cela évite de louer une nacelle et diminue la longueur du cable utilisé). Le maire s'est engagé à écrire à la société à propos des relations conflictuelles avec les habitants.

23/05/2007

Vélo à Amiens : il faut changer de braquet

medium_pistecyclable2.jpg Je pose demain soir une question orale au Conseil municipal sur l'avancement du plan Vélo à d'Amiens (voir ci-dessous).

Un maillage complet est prévu au Plan de déplacements urbains, dont la première tranche initiée en 2002 devait se terminer en 2007. Nous sommes loin de sa réalisation.

Quelques exemples concrets :

- le réseau est discontinu, il manque des tronçons.
par exemple, des pistes prévues sur les boulevards ne sont pas réalisées

- trop peu de zones aux feux, qui permettent aux vélo de démarrer devant les voitures
(il y en a qu'une boulevard Maignan Larivière, dans la contre allée)

- aménagements déjà réalisés peu satisfaisants :
piste en zig zag le long des places de parking, rue des 4 Lemaire
revetement rapiécé couverts de bosses sur la partie vélo, boulevard Maignan larivière

- Passages non sécurisés pour les vélos :
Tous les grands carrefours : esplanade branly, place vogel, place de la gare,...
Mail Albert Ier, Boulevard Carnot... medium_CIMG0611.4.jpg

Pourtant le nombre de cyclistes augmente dans les rues, la location de vélo verts connait le succes.
Mais la municipalité prend du retard.

Le samedi 2 juin, fête du vélo, ce sera aussi l'occasion d'en reparler
à Amiens, départ 15h, tour Perret

--------------------

Conseil municipal d’Amiens du 24 mai 2007

Question orale de Christophe Porquier, Groupe des élus Verts

Le plan vélo voté en 1997 et ensuite intégré au PDU (Plan de déplacements urbains) de l’agglomération amiénoise en 2002 se décline en 4 types d'actions.

-Poursuite du réseau structurant
-Complément du réseau de maillage
-Stationnement et signalétique
-Développement des services liés au vélo

La pratique du vélo connaît un succès croissant à Amiens mais les aménagements ne suivent pas au même rythme.

Le réseau reste partiel et discontinu. De nombreux axes de circulation et points de passages restent dangereux pour les vélos, notamment sur les boulevards et grands carrefours.

Le plan prévoit des projets à réaliser à court ou moyen terme (2002-2007) comme la réalisation des 70 kilomètres de réseau structurant ainsi que les aménagements complémentaires du maillage.

La réalisation sera t'elle effective fin 2007 comme cela était prévu, quelle part du budget sur ces 2 actions sera dépensée (2,9 M€) ?

Toutes les notes