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02/12/2008
Two Lovers, Cinq étoiles
Une seule chose est ratée dans ce film, c'est l'affiche. Two lovers est un film sombre, dur, efficace et juste dans ce qu'il montre des relations humaines à partir de la relation amoureuse.
C'est le talent de l'acteur et celui du cinéaste qui sont totalement exposés puisque le sujet - un homme qui aime deux femmes et qui se sent basculer - a déjà été traité des milliers de fois.
Aucun plan n'est le fait du hasard. La prise de vue est intelligente, bourrée d'idées, comme l'intro du film derrière le personnage principal marchant maladroitement sur un quai, ou plus tard le même qui téléphone au travers d'une vitre qui dédouble son image, ... Joaquin Phenix est épatant en paumé au coeur d'artichaut prenant ses médicaments dans l'appartement vieillot de ses parents. Le film repose en grande partie sur ses épaules et sa présence. On oublie qu'il était le héros fort et décidé des polars de James Gray, The Yards et La nuit nous appartient.
Ce n'est pas l'Amérique des vainqueurs et des héros. C'est celle des petits riens et des gens modestes. Ce n'est pas celle de la réussite triomphante du rêve sur la réalité, mais celle des doutes et des petits renoncements ordinaires. Pour moi, c'est l'un des meilleurs films de l'année, et peut-être le meilleur.
09:41 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : james gray, ciné































