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24/11/2008
Chien jaune. Bof.
J'ai eu tort. J'ai cru la critique du Monde des livres qui avait fait sa une sur le livre de Martin Amis avec cette présentation alléchante : "Avec Chien jaune, cet écrivain anglais de 57 ans dynamite la société du spectacle et joue en virtuose de la littérature comme instrument de critique sociale". La critique du bouquin était aussi éloquente. Je me suis laissé convaincre. Je regrette.
Après avoir lu plus ou moins péniblement les trois quarts du livre : stop.
"Chien jaune" parle de pas mal de choses : de la presse people, des détournements contemporains du langage, du tourbillon des images et de la pornographie, de la royauté britannique et de l'image qu'elle donne,... au travers de 3 histoires presque paralèlles qui deviennent au fil du roman toutes aussi ennuyeuses. J'attendais un roman décapant et incisif, j'ai trouvé des histoires qui s'éternisent et qui pataugent. J'attendais des traits d'esprit britannique, et j'ai eu le sentiment de lire un type qui se trouve drôle lui-même avec condescendance. J'attendais une plume critique ou au moins un style personnel.... J'ai trouvé des expérimentations intéressantes - l'emploi du texte de sms, ouais... quel génie :- ) - et un propos qui me semble au moins aussi réac que critique, et c'est fatalement ce qui peut arriver au travers d'une prétendue "critique de la modernité". Visiblement, ce livre a plu à d'autres qui y ont trouvé une révélation littéraire (voir ici ou encore là). Personnellement, j'en retiens au moins une leçon, je me méfierais dorénavant des coups de coeur du Monde des livres.
12:44 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : martin amis, livres, chien jaune
































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