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07.06.2007

Porte-à-porte au milieu des voitures

medium_CIMG0605.3.jpg Porte à porte rue St Fuscien, au milieu d'un déversement continu d'automobiles qui ont envahi cet espace depuis que l'accès à la rocade a été ouvert. La qualité de vie des habitants a été considérablement dégradée : bruit, pollution de l'air, danger... la rue des devenue depuis quelques années un couloir à voitures.
Un problème local ? Non. Les crédits d'état pour l'investissement dans les transports collectifs dans les villes ont été supprimés par M. De Robien quand il était ministre des transports. Ainsi, au Mans, la ville a du se tourner vers le Conseil régional des Pays de la Loire pour financer la construction de son tramway quand le financement de l'Etat a été annulé en 2003.
A Amiens, le réseau de bus est peu dynamique et il ne reçoit pas les investissements nécessaires. Il ne constitue par en l'état une alternative attractive à la voiture. Associé à des parkings relais aux entrées de ville avec des départs fréquents, des équipements surs et confortables, le réseau de bus pourrait capter une partie des déplacements qui encombrent les axes pénétrants vers le centre ville.
Car la rue St Fuscien n'est pas la seule concernée. La rue de Cagny subit la fréquentation de la gare de Longueau, la rue Jean Moulin est la porte d'entrée d'un autre accès à la rocade, etc.
Vouloir encourager le partage de la voirie, les transports collectifs, les parkings relais... c'est une autre façon de voir la ville, et une prise en compte réelle des enjeux climatiques, mais pour cela il faut aussi une volonté nationale d'encourager les déplacements les moins polluants, au travers de financements conséquents.

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PS : Le préfet de la Somme vient de décider de restrictions pour l'usage de l'eau dans l'est du département. Vous trouverez sur ce lien la réaction des Verts de la Somme.

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