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19/05/2007

Notre société est dans notre assiette

medium_1074ARG.2.jpgNotre société vit une course folle à la production et à la consommation. Cela est apparu au grand jour sous forme de crises : vache folle, OGM que les sociétés semencières entendent imposer aux citoyens.
Le modèle dʼalimentation formaté par la grande distribution et les grandes chaines de restauration tire les prix vers le bas. Résultat : une qualité médiocre et des conséquences sur la santé des consommateurs (déséquilibres alimentaires, excès de sel, de sucres, de graisses,obésité…).
La politique agricole de lʼUnion européenne (la PAC) ne corrige pas cette dérive en financant massivement la production de viandes et de céréales dans des conditions qui favorisent la pollution des sols et de lʼeau, et qui déstabilisent les plus petits exploitants.
Les riches céréaliers en sont les principaux bénéficiaires. LʼUMP sʼapprête à poursuivre la même voie absurde défendue de longue date par le gouvernement français.
Dʼautres choix sont possibles en encourageant financièrement et par les règlements des productions de qualité pour une alimentation de qualité. Cʼest ainsi que nous pourrons augmenter la consommation des fruits et légumes comme le recommandent tous les nutritionnistes, que nous pourrons manger des produits de saison pour conserver leur goût et limiter les traitements et les transports.
Sʼagit-il là dʼune politique élitiste comme on lʼentend parfois ? Le bio serait-il réservé aux bobos ? Absolument pas. Par exemple, la restauration scolaire — qui touche tout le monde et concerne les communes — pourrait être un moyen puissant de faire changer les choses. LʼEtat doit sʼengager dans cette voie et aider lʼagriculture qui respecte le mieux lʼenvironnement.
Pour une alimentation de qualité. Pour une agriculture qui préserve les territoires. Aux élections législatives, les 10 et 17 juin, il faut rééquilibrer les pouvoirs.

Commentaires

Effectivement, Christine Lagarde (Agriculture&Peche) a déclaré samedi sur RTL qu'elle défendrait les subventions européennes à l'agriculture. Or, en agriculture intensive, les effets polluants des phytosanitaires sont connus : sur l'alimentation (allergies, cancers possibles), sur l'air (asthmes, pb respiratoires ... aussi chez les agriculteurs!), sur l'eau (à la grande joie des industriels de la dépollution), sur l'énergie (chauffage des serres, transport massifs par la route... ou l'avion!). Les effets pervers de la production intensives sont également la fermeture des petites exploitations agricoles au bénéfice des grands groupes qui reçoivent les subventions... et, travaillant à grande échelle, peuvent ainsi pratiquer des prix cassés en hypermarché, au détriment de la qualité.

Une des solutions pour mieux s'alimenter moins cher en respectant la planète : se fournir directement auprès des petits producteurs locaux (en s'organisant entre voisins pour abaisser le coût du trajet), ne pas acheter des trucs hors-saison, écrire (souvent) au maire pour obtenir des repas bio à la cantine scolaire, à son conseil général pour la cantine du collège... c'est comme ça qu'on améliorera l'alimentation et donc la santé des enfants, et que les cultivateurs bio trouveront des débouchés à leur production. Si toutefois les subventions européennes agricoles sont équitablement réparties, sur des critères économiques ET écologiques !
Pour faire adopter des mesures en ce sens, à mon avis il faut forcément des députés écologistes à l'Assemblée Nationale...

Ecrit par : sophia44 | 22/05/2007

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