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04/05/2007
La France et le reste du monde
C'est un tropisme un peu naturel de l'élection : le débat Royal/Sarkozy de mercredi soir est resté globalement franco-centré. Pourtant les enjeux économiques, sociaux, environnementaux... ont pris une dimension planétaire incontestable.
C'est un point sur lequel Ségolène Royal propose à mon sens un projet qui s'intègre davantage dans les réalités d'un monde ouvert : priorité sur la recherche, nouvelles filières d'activité à encourager (dans l'environnement en particulier), logique de discussion avec les partenaires sociaux, volonté d'aller de l'avant sur l'Europe... Là où Nicolas Sarkozy allie un libéralisme intérieur avec un protectionnisme aux frontières, que ce soit pour les hommes ou pour l'économie, qui seront bien difficiles à mettre en place concrètement.
J'ai même trouvé étrange qu'il laisse à ce point Ségolène Royal s'emparer du thème de la recherche. C'est pourtant un sujet où elle se situe finalement dans le prolongement de la stratégie européenne de Lisbonne qui n'est pas à proprement parler une orientation "de gauche".
Face à cela, Nicolas Sarkozy semble proposer un monde figé : plus de travail pour ceux qui travaillent déjà, vision de l'Europe aux taquets, absence totale de considération des partenaires sociaux (ah si : l'institut Rexecode...), pas d'orientation industrielle... Mais il faut convenir que c'est une description plus rassurante pour ceux qui craignent le changement parce qu'ils craignent de perdre ce qu'ils ont (et parfois ils ont peu).
Le projet Royal contient une part de risque et d'incertitude. Nicolas Sarkozy a souvent pointé cet aspect dans le débat et c'était une réalité. Mais le changement du monde implique que la France change elle aussi, et ne reste pas avec les deux pieds dans le même sabot. Il est donc normal de laisser un certain nombre de portes ouvertes pour s'adapter à la réalité. Finalement, les propositions réellement plus précises du projet sarkozy comportent une part de risque d'inadaptation au monde, car elles sont certes précises mais aussi bien plus fermées.
14:55 Publié dans Economie, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mondialisation, gauche, présidentielle
































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