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17/04/2007

La girafe Atmo reste à 8, mais les politiques font l'autruche

medium_CIMG0605.2.jpg Voilà quatre jours que la pollution atmosphérique due aux micro-particules reste à un niveau très élevé de 8 (sur 10).

Les propos rapportés dans la presse locale (élus, techniciens...) en disent long sur l'absence de prise en compte des problèmatiques de santé et d'environnement.On y lit notamment que ce niveau élevé s'explique par le changement des normes au niveau européen, ou encore que la pollution est élevée parce qu'il n'y a pas de vent et qu'on attend que l'air soit brassé pour que la pollution s'en aille. La pollution, c'est la faute à l'Europe et au vent qui ne souffle pas, c'est connu. Mme Bougon, adjointe à l'environnement d'Amiens métropole, relève également que la pollution ne vient pas seulement d'Amiens car elle est présente dans tout le nord de la France. Ce n'est pas faux, mais cela n'exhonère pas Amiens de contribuer aux efforts qui doivent être faits.

Ce faisant, on ne se pose pas de questions sur les causes, et sur les mesures à prendre pour que cela change. Par exemple, plus de 7 véhicules sur 10 vendus en France ont un moteur Diesel, dont on sait qu'il est responsable de rejets de particules dans l'atmosphère. Quelles mesures techniques, fiscales ont été prises pour diminuer cet impact sur l'environnement ? on continue de faire confiance aux industriels pour qu'ils améliorent les pots catalytiques, ce qu'ils font en effet. Mais la croissance du parc Diesel est telle que les efforts réalisés au pot d'échappement sont engloutis par l'augmentation du nombre de véhicules.

En attendant, les mesures prises face à la pollution atmosphérique restent discrètes, à Amiens comme ailleurs. Il ne faut pas alerter. Comme pour les inondations de 2001, comme pour la canicule de 2003, on met la tête sous le sable face aux problémes qui sont posés par le dérèglement climatique, et auxquels les politiques restent majoritairement indifférents : ils attendent que le vent tourne ?

Cette posture d'autruche coûte cher, aux personnes les plus fragiles d'abord, aux assurances donc à ceux qui les paient, ... et cela ne prépare pas l'avenir car les enjeux climatiques vont s'accentuer dans les années qui viennent. C'est un enjeu politique de premier plan.

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