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30.03.2007

Hier 29 mars, Conseil municipal d'Amiens

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Le Conseil municipal d'Amiens s'est réuni hier soir. Parmi les points à l'ordre du jour, une présentation de la tour de la rue Vadé (près de la gare) par l'architecte Paul Chemetov, le rapport sur la dotation de solidarité urbaine 2005, la piétonnisation du centre-ville et les rapports sur plusieurs ZAC. J'aurai l'occasion d'y revenir.

Les quatre groupes d'opposition (PS, PCF, MRC et Verts) n'ont pas participé à la réélection de Gilles de Robien à la fonction de maire. Nous avons donc quitté la salle J'ai déjà eu l'occasion d'évoquer ce changement de siège dans un billet précédent . Il s'agit d'un jeu de boneteau avec les mandats au gré des intérêts de M. de Robien à la veille de nouvelles élections. Nous sommes revenus dans la salle lorsque les véritables dossiers concernant la cité ont été traités.

Au passage, on ne sait toujours pas qui l'intéressé va soutenir pour l'élection présidentielle. Est-ce qu'il attend le résultat du second tour pour le dire ?

Un Conseil d'agglomération d'Amiens métropole se tiendra le 2 avril, à 20h. Vous trouverez sur ce billet quelques éléments et commentaires sur des points qui seront traités lors de cette séance.

27.03.2007

Arrestation de Belleville : le silence du ministre

medium_t-RESF.gif Nous avons été nombreux à être choqués par l'intervention policière aux abords d'une école de Belleville, à Paris, avec l'arrestation d'une personne sans-papiers devant les enfants. La garde à vue de l'institutrice qui s'en est mêlée était d'autant plus choquante.

A l’appel des principaux syndicats enseignants, de la Fédération des conseils de parents d’élèves, du Réseau Education sans Frontières (RESF - logo) et de SOS Racisme, près de 900 personnes se sont regroupées lundi soir devant le Rectorat de Paris pour exprimer leur indignation.

Plusieurs candidats à la présidentielle ont exprimé leur réprobation de ce qui apparait comme le type de dérapage auquel conduit le projet de Nicolas Sarkozy.

En revanche, silence radio du côté du Ministre de l'éducation nationale.

Et ce silence est pesant, car il cautionne ce qui s'est passé. Hors cette intervention policière dans le cadre de l'école est un grave dérapage qui s'attaque à des principes forts. Des principes fondamentaux d'humanité et de protection de l'enfance et du lien familial. Des principes républicains d'accueil des étrangers sur notre sol. Aucune procédure administrative et aucune ambition présidentielle ne justifie de fouler cela aux pieds.

Au menu du prochain conseil d'agglo : i-trans, PLIE et extension urbaine

Le Conseil d’agglomération d’Amiens métropole se réunit ce 2 avril. L'opposition municipale ne dispose d'aucun élu à ce conseil, tandis que les élus de la majorité y sont tous élus également (45 élus amiénois à l'agglo : tous de droite!).

Les élus municipaux d'opposition ont malgré tout accès aux dossiers métropolitains via une commission municipale. Faute de siéger à Amiens métropole, j'ai donc participé à cette commission lundi 25 mars.

Je vous propose d'examiner rapidement quelques uns des points principaux :

- Le Plan Local pour l’insertion et l’emploi
- Le pôle de compétitivité i-Trans sur les transports ferroviaires
- La ZAC Renancourt (première tranche de la ZAC Borealia)
- L'opération de rénovation de façades d'Henriville


- Le Plan Local pour l’insertion et l’emploi, avec une première répartition pour un montant de 531.000 euros. Il s’agit ensuite de mobiliser les crédits du Fonds social européen en 2007 pou co-financer le retour à l’emploi de résidants d’Amiens métropole. Le document de séance parle de 3355 bénéficiaires depuis 2001, dont 1263 ont trouvé un emploi durable.

- signature du contrat cadre relatif au pôle de compétitivité i-Trans. Je suis tout à fait favorable à ce pôle de compétitivité qui a pour objet "le ferroviaire au coeur des systèmes de transports innovants".
Développer le transport ferroviaire, le transport combiné, nécessite de mettre en place de nouvelles technologies, formations, métiers... I-Trans est l'occasion d'avancer sur ce sujet.
Amiens métropole y adhère est c'est une très bonne chose. Il faut valoriser l'histoire et la situation ferroviaire de la ville et s'engager fortement dans ce pôle. La région Picardie est également partenaire, mais le département de la Somme ne s'y est pas associé (les départements du Nord et du Pas de Calais le sont pourtant).

- Création de la ZAC Renancourt (Borealia I). Je suis extrêmement réservé sur cette nouvelle ZAC qui va étendre encore la ville à l'ouest. Il s'agit ici de la première tranche de 69 ha qui est collée à la ville, près de Renancourt.
Je partage les critiques de fond qui reviennent régulièrement contre l'extension urbaine des villes : consommatrice d'espace, d'eau, d'énergie surtout... coûteuse pour les finances publiques. Ce sont de nouveaux réseaux qu'il faut étendre, dans une ville qui - dans le cas d'Amiens - est déjà très étendue.
La ZAC Borealia vient en outre grignoter par tranches des espaces qui se trouvent en crete au bord de la ville, où on dispose aujourd'hui d'un point de vue remarquable sur la ville, tout en étant assez visible.
Le projet présenté pourrait comporter une proportion de 30% de logements aidé. C'est une bonne chose en soi mais cela ne me convainc pas. Des zones délaissées à l'intérieur de la ville peuvent permettre de lancer de nouveaux projets d'urbanisme, pour reconstruire la ville sur elle même et cesser de l'étendre en tâche d'huile.

La ZAC de la vallée des Vignes -créée dans les années 90 par la majorité de Gilles de Robien - est le mauvais exemple de l'extension urbaine opposée à toute démarche de développement durable. Un nouveau quartier construit de toutes pièces, et pourtant pas de réseau de transports collectifs, pas de trotoirs pour les piétons et des zones commerciales ou il est quasi impossible de se rendre d'une enseigne à l'autre sans prendre sa voiture, rien pour les vélos bien sur, aucun souci de politique environnementale, mixité sociale absente... Un quartier conçu entièrement autour de la voiture. C'est ce qu'il ne faut plus faire.

- Opération groupée d’amélioration des façades d’Henriville. Certes, on améliore le patrimoine et le visuel… mais il est dommage de ne pas agir en priorité sur l’isolation thermique et phonique des maisons. Ici seules les boiseries seront un peu refaites et correspondront à une démarche d’économie d’énergie. C'est une démarche insatisfaisante en l'état.
Une opération d'isolation thermique à grande échelle sur la ville permettrait de faire d'avantageuses économies d'énergie, et elle serait en outre créatrice de nombreux emplois.

25.03.2007

Jeudi on change de maire, mais pas de politique

C'est officiel depuis vendredi, Brigitte Fouré a démissionné de son mandat de maire d'Amiens, et Gilles de Robien va reprendre son siège à compter du prochain Conseil municipal, jeudi 29 mars. Il sera donc Ministre de l'éducation nationale, président de la métropole et maire d'Amiens.

C'est tout sauf une surprise ou un événement.

Gilles de Robien est dans une mauvaise passe au niveau national. Ministre de l'éducation nationale maladroit et malmené du gouvernement Villepin, il ne trouve grâce ni auprès de l'UMP Sarkozy, ni auprès de l'UDF Bayrou. Le quotidien Libération analysait la situation dans un article du 21 mars intitulé "Cible des manifs d'hier, le ministre de l'Education n'est soutenu ni à l'UDF ni à l'UMP : Robien exclu de la classe'. Extrait :

"Distance. (François Bayrou) qui a placé l'éducation au coeur de son projet présidentiel, s'est clairement démarqué du ministre en exercice, en condamnant fermement son décret sur le temps de travail des enseignants «pris sans discussion avec les personnels». Un décret que lui ne retiendra pas.
Tenu à distance par ses amis centristes, Robien est aussi loin d'être dans les petits papiers de Sarkozy. C'est même le contraire, le candidat de l'UMP faisant fort peu de cas du ministre centriste. (...) A Maisons-Alfort (Val-de-Marne), le 2 février, il a de nouveau piétiné les plates-bandes de Gilles de Robien en dénonçant cette fois la «faillite de l'éducation».
Pas vraiment dupe, le ministre a tenté de trouver des alliés mieux en cour dans le «Sarkoland». Par vidéo interposée, il est intervenu fin janvier devant le Parti radical de Jean-Louis Borloo, un collègue de gouvernement qu'il fréquente assidûment. Prévu pour être, en retour, l'invité phare du cercle de réflexion de Robien, Société en mouvement, le ministre de la Cohésion sociale s'est défilé à la dernière minute. Il y a quelques jours, à travers un rapport sur l'éducation, rédigé pour le patron de l'UMP, l'ex-ministre de l'Enseignement scolaire, Xavier Darcos, a rendu patente la disgrâce: il s'y dit «frappé du climat de lassitude, de démobilisation et d'aigreur qui règne au sein des fédérations d'enseignants, tous bords confondus». "

Isolé au plan national, Gilles de Robien procède à une retraite tactique sur Amiens à la veille des échéances électorales et reprend donc son fauteuil de maire dans un contexte qui ne lui est pas des plus favorables.

Mme Fouré, qui occupait la fonction de maire depuis 2002, n'avait pas fait grand mystère de la démission en blanc qu'elle avait signé dés le départ en assurant le relais. Force est de reconnaître qu'elle sera restée loyale jusqu'au bout. La politique est souvent minée par les petites intrigues. Des maires de gauche et de droite qui avait provisoirement laissé leur siège à un second, ont parfois vu ce dernier s'accrocher au fauteuil et devenir un adversaire. Rien de tel ici, et finalement c'est tout à l'honneur de Mme Fourré de tenir sa parole.

Les choses sont ainsi plus claires puisque Gilles de Robien avait annoncé qu'il se représenterait aux prochaines élections municipales dés la fin 2005. Les termes du débat ne seront pas vraiment modifiés puisque la politique menée sur la métropole et la ville était celle de Gilles de Robien, et elle le reste. Pour un an.

24.03.2007

A24 = fausse route

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Aujourd'hui, une pensée et un encouragement pour les militants belges et français qui vont se retrouver au pont reliant les deux villages de Warneton : l'un en France, l'autre en Belgique. Ils vont dire "Non à l'A 24" comme nous l'avions dit lors de la manifestation de Lille, le 21 octobre 2006 (photo), lors de la rando-vélo contre l'A24 entre Amiens et Villers-Bocage, le 24 juin 2006, ou au conseil municipal d'Amiens - avec l'opposition de gauche - contre le voeu favorable de la majorité.

Les conférences internationales sur le climat s'enchainent. Chaque fois, le diagnostic est plus précis et de ce fait plus inquiétant. L'action de l'homme sur le climat génère des déséquilibres dangereux, et son coût économique et social sera important comme l'a montré le rapport Stern. Tout le monde est concerné.

Face à cette réalité, imperturbable, la France programme de nouvelles Autoroutes et encourage le "tout-routier"... au lieu de s'engager sur la voie des alternatives (ferroviaire, transport combiné...). Le transport routier est responsable de la plus grande proportion des émanations de CO2.

C'est Gilles de Robien qui a ressorti l'autoroute A24 des cartons lorsqu'il était ministre des transports. C'est une erreur pour la planète et pour Amiens. Cette autoroute est inutile, coûteuse, polluante, et fait du tort aux territoires qu'elle traverse... d'autres actions auront lieu prochainement pour contester ce projet avec le Collectif pour une alternative à l'A24.

22.03.2007

Loi Robien : si les pauvres sont mal logés, ils n'ont qu'à louer un duplex neuf en centre ville

medium_gracerobien.gif Faites le test. Vous vous rendez sur votre moteur de recherche internet favori, vous saisissez "loi de robien". Aussitôt vous verrez apparaitre une longue série de sites qui proposent d'acheter un patrimoine immobilier en bénéficiant de défiscalisation. Dans une autres colonne, vous aurez probablement une série de publicités d'organismes financiers ou immobiliers qui invitent à profiter du dispositif Robien.

Au prétexte d'encourager l'investissement dans l'immobilier, la loi Robien apparait ici de façon explicite pour ce qu'elle est : une aide publique à la construction de propriétés privées. Vous avez de l'argent ; payez moins d'impôts en investissant.

Derrière cette aide ne figure pas un objectif précis d'intérêt général. On pourrait imaginer que les pouvoirs publics définissent un cahier des charges pour des constructions qui prévoient la Haute qualité environnementale, ou l'accessibilité pour handicapés, ou encore des loyers accessibles et plafonnés pour des ménages modestes... Dans un tel cas, l'argent du contribuable sert de levier pour faire avancer la société dans le bon sens.

Ici, il ne s'agit pas de cela. Le choix gouvernemental - repris dans la rhétorique de la majorité au Conseil municipal d'Amiens - veut que des investissements soient ainsi mobilisés pour la construction de logements au moment où le pays en manque et alors que la puissance publique "ne peut pas tout faire". Il s'agirait d'intervenir sur l'ensemble de la chaine du logement pour détendre le marché.

Or cette vision est idéologique au moins pour trois raisons :
1/Il manque surtout des logements accessibles à prix modérés,
2/Les logements manquent en particulier dans les grandes villes et pas de façon uniforme sur le territoire,
3/Les personnes disposant de revenus corrects rechignent à quitter des logements à loyers modérés car l'inflation de l'immobilier les en dissuade (sans parler des doutes pouvant exister sur l'avenir de leur emploi). Ils ne "libèrent" donc pas de logements à des personnes plus modestes.

L'offre de logements de standing n'a donc pas détendu le marché de l'immobilier, et elle n'a pas eu de répercussions sur les logements plus accessibles, bien au contraire, comme nous allons le voir.

** Le dispositif Robien a encouragé la construction de logements qui ne correspondaient pas à la demande **

Le journal "Le Monde" notait en mai 2006 que "Les incitations fiscales à l'investissement locatif qui se sont succédé depuis les lois Méhaignerie (1990), Périssol (1996), Besson (1998), Robien (2003) et le nouveau Borloo Populaire, qui entrera en vigueur le 1er juillet, ont suscité un marché de la défiscalisation, avec ses promoteurs et gestionnaires spécialisés dont on commence à mesurer les faiblesses."

La défiscalisation sans règles d'intérêt général a suscité des constructions de logements neufs inadaptés à la demande qui ne trouvent finalement pas de locataires ! Avec au passage quelques opérations spéculatives et lucratives... sauf pour les "pigeons" qui croyaient bénéficier d'une aubaine fiscale et se retrouvent avec un logement à louer mais pas de locataires dedans.

Un autre article du quotidien Le Monde intitulé "Des logements neufs ne trouvent pas de locataires" indiquait en avril 2006 que " Le phénomène a de quoi surprendre dans un contexte général de pénurie locative : des logements neufs ne trouvent pas preneurs. Mais cet état de fait prévaut bel et bien dans des municipalités de taille moyenne : Dax, Mont-de-Marsan (Landes), Montauban (Tarn-et-Garonne), Tarbes (Hautes-Pyrénées). Sans être cantonné au Sud-Ouest, ce dérèglement des marchés locatifs y semble plus répandu qu'ailleurs. Il reflète les effets pervers de l'amortissement « Robien ». "

** La fondation Abbé Pierre très critique **

La fondation Abbé Pierre, qui publie chaque année un rapport argumenté sur l'état du logement en France, résume ainsi le phénomène (Extrait du rapport de février 2006) :

" Le « Robien », créé en 2003, illustre cette dérive de la production vers des logements qui s’avèrent inaccessibles aux ménages modestes et à plus forte raison aux pauvres. Cette situation est d’autant plus insupportable que ces logements bénéficient d’une aide budgétaire de l’Etat pour un montant comparable à celui qui est accordé au logement social (de l’ordre de 20 000 euros par logement), sans aucune contrepartie sociale (niveaux de loyer élevés, absence de conditions de ressources pour les locataires). Cette aide aux investisseurs privés conduit à la hausse des prix fonciers et immobiliers et rend donc plus difficile la construction de logements sociaux.
Le processus que génère la production de logements « Robien » provoquera probablement dans certaines zones un appauvrissement des couches moyennes confrontées à l’augmentation des loyers, et plus certainement une plus grande dépendance des catégories les plus modestes vis-à-vis du logement social et des solutions indignes, dont elles resteront captives. Le « Robien » aura ainsi contribué, avec l’aide de l’Etat, à fabriquer une autre ségrégation sociale, par l’éviction des pauvres de toutes les zones urbanisées marquées par cette mécanique
inflationniste. "

Qui a bénéficié de la loi Robien ?
- Le secteur du bâtiment. au total 420.000 logements mis en chantier en 2006, parmi lesquels les "Robien" sont sur un marché à forte valeur ajoutée,
- les bénéficiaires d'allègements fiscaux quand ils n'ont pas été embarqués dans des opérations douteuses
- les personnes ayant des revenus corrects et recherchant des logements neufs.
- les promoteurs qui ont attiré des particuliers sur des opérations "clés en main"

Qui n'a pas bénéficié de ce dispositif ?
- Les ménages modestes qui attendent un logement. Seuls 23,7% des logements construits en 2005 sont accessibles aux personnes dont les plafonds de ressources correspondent aux HLM.
- les finances publiques, avec un manque à gagner qui n'aura pas été réparti de façon équitable
- Des particuliers qui pensaient faire une belle opération et une économie fiscale et qui se sont trouvés propriétaires d'un bien vide à rembourser,

Fallait-il être grand clerc pour ne pas voir que le marché du logement souffre du manque de logements à prix accessible ? Chaque année la fondation Abbé Pierre en fait état dans son rapport et le phénomène n'est pas nouveau.

Face à la crise du logement, le gouvernement a aggravé la situation en encourageant des aventures financières, et M. de Robien a pris une lourde responsabilité dans ce phénomène que les contreparties plus "sociales" des dispositifs Borloo ne parviendront pas à corriger.

** Saint-Martin... ou Marie-Antoinette ? **

Saint-Martin est connu pour avoir coupé son manteau en deux afin d'habiller un mendiant qui avait froid. Cela s'est passé à Amiens au IVeme siècle.

Aujourd'hui, le mal-logé voit construire sous ses yeux des logements à prix élevé... qui parfois restent inoccupés. Cela est du un ministre originaire d'Amiens. On est davantage dans la logique prêtée à Marie-Antoinette : "ils n'ont pas de pain, qu'ils mangent de la brioche".

Il est grand temps de revenir au message universel de solidarité qui honore notre ville. Le logement est une cause locale et nationale. Un effort particulier doit être fait par la collectivité pour aider les bailleurs sociaux à proposer des logements accessibles à tous, notamment sur le foncier. Si des aides publiques doivent aller au logement, alors cela doit coincider avec des objectifs d'intérêt général, comme le logement social et la qualité du bâti. C'est bien à cela que les impôts doivent servir en priorité.

Et c'est finalement une illustration par l'exemple de ce qui distingue la droite et la gauche.

21.03.2007

une victoire locale contre les OGM

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C'est une bonne nouvelle. La société BASF n'a pas reçu d'autorisation administrative pour procéder à une culture OGM en plein champ dans le village de Septvaux (Aisne) comme elle envisageait de le faire.

Les Verts de Picardie et leurs élus s'étaient mobilisés contre ce projet, de même que les faucheurs volontaires, avec des citoyens opposés à la culture d'OGM en plein champ pouvant entrainer une dissémination dans l'environnement.

Ce n'est pas - et de loin - le seul aspect contestable des OGM. L'association Agir pour l'environnement a lancé une campagne à propos des décrets français visant à transposer (avec retard et déformation) une directive européenne sur le sujet.

Je vous invite également à rejoindre les signataires de l'appel d'orléans pour un moratoire sur les OGM

20.03.2007

Echanges sur l'agenda 21

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J'ai rencontré ce matin des élèves de seconde au lycée agricole du Paraclet. Leurs enseignants les ont invités à réfléchir sur l'agenda 21 d'Amiens métropole et plus particulièrement les thématiques "déchets" et "énergie". A partir de quelques actions pointées dans le document, le débat s'est engagé sur les questions les plus pertinentes : qui paye ? Est-ce qu'il revient au citoyen de tout assumer ? Pourquoi ne pas revenir aux consignes ? etc. cela a aussi été l'occasion d'évoquer des réticences ou des préoccupations sincères qui étaient reflètées au travers de questions posées aux habitants. Partager avec eux une réflexion sur les problèmes très concrets, ou plus vastes, qui se posent au travers du développement durable était un vrai plaisir. C'était aussi une surprise pour eux de constater que les questions des déchets et de l'énergie n'était pas seulement liées à une préoccupation de protection de l'environnement, mais étaient aussi éminèment économiques.

C'était l'occasion pour moi de relire quelques unes des bonnes feuilles de l'agenda 21 d'Amiens métropole. C'est un document de facture correcte. Malheureusement, les intentions et actions qu'il contient - davantage axées sur la responsabilité du citoyen que sur celle de la collectivité - sont noyées dans un ensemble de politiques publiques qui s'y opposent. Prenons quelques réalisations actuelles :

-La place de la gare : la question de l'intermodalité des transports entre la gare ferroviaire, la gare routière, les piétons, les bus, les taxis, les vélos.... tout simplement été évacuée de la place. Il est même prévu de déplacer la gare routière. La cohérence des déplacements n'est pas traitée.

-Le regroupement des hôpitaux au sud d'Amiens : un nombre élevé de places de parking et une priorité donnée à l'accès par la route, absence de cohérence avec les parcs relais pouvant être mis en place en périphérie, pas de démarche HQE (haute qualité environnementale) pour la construction des nouveaux bâtiments...

-Nouveaux bâtiments du quartier la Vallée : tour Vadé, multiplexe.... des réalisations choisies comme des symboles, mais qui ignorent le développement durable. Un bâtiment énergivore avec le cinéma, une tour Vadé dont le style sera original mais qui passe à côté de la démarche HQE. Est-ce symbolique aussi ?

-Maisons à 100.000 euros : une série de maisons à cent mille euros est programmée à Amiens, dans le cadre du plan Borloo. On voit bien l'idée qui consiste à proposer des maisons à prix accessible, mais si l'équipement intérieur de ces maisons (isolation thermique, chauffage électrique,...) reste minimal, c'est un coût d' "usage" qui sera beaucoup plus élevé pour les résidents, et ira a contrario de l'efficacité énergétique.

De ces exemples, on peut tirer la conclusion suivante : l'agenda 21 reste - avec l'utilisation du vocable "développement durable" - une sorte de gadget que la ville d'Amiens et l'agglomération font figurer dans un éventail de mesures : un peu d'environnement ici, un peu de social par là, un peu de démocratie locale ailleurs...

Mais dès qu'il s'agit des dossiers importants et à gros budget, les enjeux environnementaux disparaissent : pas de traces de développement durable ou de Haute qualité environnementale au collège Rimbaud, au Zenith, au palais des Congrès... il faut construire vite et beaucoup sans s'encombrer de fioritures écologiques. On manque des occasions de faire du développement durable à grande échelle. Mais on demande aux gens d'éteindre leur lumière lorsqu'ils quittent une pièce dans l'agenda 21...

C'est un raisonnement de court terme. Isoler thermiquement et phoniquement, économiser la ressource en eau, prévoir les déplacements alternatifs... c'est investir dans des solutions d'avenir et dans la qualité de vie. C'est aujourd'hui l'ère dans laquelle Amiens doit entrer. C'est rendre service aux habitants de préparer aujourd'hui la ville aux enjeux écologiques de l'avenir.

19.03.2007

Manifestations contre l'EPR : une réussite

Partisan de la sortie progressive du nucléaire et de la priorité à une politique de sobriété énergétique et de développement des énergies renouvelables, j'ai manifesté ce samedi 17 mars contre le projet de réacteur nucléaire EPR, comme l'an passé à Cherbourg, dans le meme pas que 60.000 autres manifestants.

Un car (plein) avait fait le déplacement depuis Amiens pour participer à la manifestation de Lille (5.000 personnes), colorée et percutante.

Vous trouverez quelques illustrations dans l'album photo ci-joint ainsi que des informations sur le site Stop-EPR

Les enjeux de la circonscription d'Amiens/Boves

Cette circonscription s'étend sur une grande partie du sud et du centre d'Amiens, et comprend les bourgs et villages du sud amiénois, ainsi que Rivery.

Elle réunit cinq cantons : Amiens sud-est/Cagny ; Amiens sud ; Amiens sud-ouest/Pont-de-Metz ; Amiens nord-est/Rivery, Boves. C'est donc une circonscription urbaine et péri-urbaine.

J'ai déjà eu l'occasion de me porter candidat à plusieurs reprises sur ce territoire. Aux élections législatives de 1997 sur cette même circonscription, et aux élections cantonales de 1998, dans le canton d'Amiens sud.

En 2001, j'étais candidat simultanément sur le canton d'Amiens nord-est et aux élections municipales, sur la liste des Verts que j'avais le plaisir et l'honneur de mener. Depuis cette date, je suis Conseiller municipal d'Amiens où je porte la voix critique de l'opposition avec mes collègues verts, socialistes, communistes et républicains.

Avec les élus de l'opposition municipale, et avec ma co-listière Marion Lepresle, nous sommes régulièrement intervenus sur des sujets importants qui touchaient la circonscription : La ZAC Mont-Thomas, le temps du midi dans les écoles, les problèmes de déplacements (d'encombrement) et de stationnement au sud d'Amiens, la gare de Longueau, la découpe des maisons amiénoises, les boulevards intérieurs,... pour ne citer que quelques exemples d'interventions personnelles ou collectives sur ce territoire.

Mais cette élection législative prend une dimension particulière et nationale puisque le ministre sortant Gilles de Robien pourrait se représenter dans cette circonscription à cette occasion. Evoquons rapidement son bilan.

Son bilan national, tant sur le logement, les transports, l'éducation... est globalement mauvais : creusement des inégalités dans le logement, mesures vexatoires à l'encontre des enseignants, suppression des crédits dans les transports en commun. Nous avons eu l'occasion de donner un aperçu de cette critique avec mes collègues de l'opposition municipale PS, PCF, MRC dans une récente tribune publiée dans Amiens Ville, mise en ligne sur ce blog.

Son bilan local est devenu celui d'un maire devenu excessif. Un parfum de mégalomanie teinte les réalisations de la dernière période : place de la gare, réalisations surdimensionnées (station d'épuration, hopital...), campagne de communication où Amiens est présentée comme une mégalopole de science-fiction, présentation d'Amiens comme métropole européenne de 300.000 habitants.... on cherche l'intérêt direct de cette surenchère pour les habitants.

Il y aurait pourtant bien d’autres chantiers prioritaires : lancer des filières d'avenir prometteuses en emploi, miser sur la qualité de vie, faire d'Amiens une ville moyenne attractive - capitale régionale qui noue des relations fructueuses avec les autres villes de la région au lieu de leur faire une concurence désuète. C'est un projet qui repose sur la qualité, la coopération et une stratégie de développement durable.

Cette élection locale sera l'occasion de faire un bilan de la période récente. Elle doit permette de dessiner un projet avant tout, afin de poser les jalons qui permettront de construire une alternative à gauche à Amiens.

Ma candidature à cette élection s'inscrit dans cette perspective.

J'espère être à même de représenter de nombreuses électrices et électeurs qui veulent enfin mener une véritable offensive à gauche contre la politique de Gilles de Robien, tant au plan national que local, et surtout pour porter un vrai projet alternatif, positif, tourné vers l'avenir mais qui tient compte de la réalité de la ville et du monde, qui sera progressivement présenté dans ces chroniques.

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