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27/03/2007

Au menu du prochain conseil d'agglo : i-trans, PLIE et extension urbaine

Le Conseil d’agglomération d’Amiens métropole se réunit ce 2 avril. L'opposition municipale ne dispose d'aucun élu à ce conseil, tandis que les élus de la majorité y sont tous élus également (45 élus amiénois à l'agglo : tous de droite!).

Les élus municipaux d'opposition ont malgré tout accès aux dossiers métropolitains via une commission municipale. Faute de siéger à Amiens métropole, j'ai donc participé à cette commission lundi 25 mars.

Je vous propose d'examiner rapidement quelques uns des points principaux :

- Le Plan Local pour l’insertion et l’emploi
- Le pôle de compétitivité i-Trans sur les transports ferroviaires
- La ZAC Renancourt (première tranche de la ZAC Borealia)
- L'opération de rénovation de façades d'Henriville


- Le Plan Local pour l’insertion et l’emploi, avec une première répartition pour un montant de 531.000 euros. Il s’agit ensuite de mobiliser les crédits du Fonds social européen en 2007 pou co-financer le retour à l’emploi de résidants d’Amiens métropole. Le document de séance parle de 3355 bénéficiaires depuis 2001, dont 1263 ont trouvé un emploi durable.

- signature du contrat cadre relatif au pôle de compétitivité i-Trans. Je suis tout à fait favorable à ce pôle de compétitivité qui a pour objet "le ferroviaire au coeur des systèmes de transports innovants".
Développer le transport ferroviaire, le transport combiné, nécessite de mettre en place de nouvelles technologies, formations, métiers... I-Trans est l'occasion d'avancer sur ce sujet.
Amiens métropole y adhère est c'est une très bonne chose. Il faut valoriser l'histoire et la situation ferroviaire de la ville et s'engager fortement dans ce pôle. La région Picardie est également partenaire, mais le département de la Somme ne s'y est pas associé (les départements du Nord et du Pas de Calais le sont pourtant).

- Création de la ZAC Renancourt (Borealia I). Je suis extrêmement réservé sur cette nouvelle ZAC qui va étendre encore la ville à l'ouest. Il s'agit ici de la première tranche de 69 ha qui est collée à la ville, près de Renancourt.
Je partage les critiques de fond qui reviennent régulièrement contre l'extension urbaine des villes : consommatrice d'espace, d'eau, d'énergie surtout... coûteuse pour les finances publiques. Ce sont de nouveaux réseaux qu'il faut étendre, dans une ville qui - dans le cas d'Amiens - est déjà très étendue.
La ZAC Borealia vient en outre grignoter par tranches des espaces qui se trouvent en crete au bord de la ville, où on dispose aujourd'hui d'un point de vue remarquable sur la ville, tout en étant assez visible.
Le projet présenté pourrait comporter une proportion de 30% de logements aidé. C'est une bonne chose en soi mais cela ne me convainc pas. Des zones délaissées à l'intérieur de la ville peuvent permettre de lancer de nouveaux projets d'urbanisme, pour reconstruire la ville sur elle même et cesser de l'étendre en tâche d'huile.

La ZAC de la vallée des Vignes -créée dans les années 90 par la majorité de Gilles de Robien - est le mauvais exemple de l'extension urbaine opposée à toute démarche de développement durable. Un nouveau quartier construit de toutes pièces, et pourtant pas de réseau de transports collectifs, pas de trotoirs pour les piétons et des zones commerciales ou il est quasi impossible de se rendre d'une enseigne à l'autre sans prendre sa voiture, rien pour les vélos bien sur, aucun souci de politique environnementale, mixité sociale absente... Un quartier conçu entièrement autour de la voiture. C'est ce qu'il ne faut plus faire.

- Opération groupée d’amélioration des façades d’Henriville. Certes, on améliore le patrimoine et le visuel… mais il est dommage de ne pas agir en priorité sur l’isolation thermique et phonique des maisons. Ici seules les boiseries seront un peu refaites et correspondront à une démarche d’économie d’énergie. C'est une démarche insatisfaisante en l'état.
Une opération d'isolation thermique à grande échelle sur la ville permettrait de faire d'avantageuses économies d'énergie, et elle serait en outre créatrice de nombreux emplois.

Commentaires

Si l'intérêt des pôles de compétitivité n'est pas à nier, loin de là, et en l'espèce I-trans, par contre j'aurai bien préféré que ces structures aient une autre dénomination (pôle d'excellence, pôle de coopération...). Que les territoires soient en compétitions et que les politiques d'aménagement les y poussent ce n'est pas top.

Pôle de compétitivité pour les nuls :
http://fr.wikipedia.org/wiki/P%C3%B4le_de_comp%C3%A9titivit%C3%A9

Ecrit par : Maud ML | 30/03/2007

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