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24/03/2007
A24 = fausse route
Aujourd'hui, une pensée et un encouragement pour les militants belges et français qui vont se retrouver au pont reliant les deux villages de Warneton : l'un en France, l'autre en Belgique. Ils vont dire "Non à l'A 24" comme nous l'avions dit lors de la manifestation de Lille, le 21 octobre 2006 (photo), lors de la rando-vélo contre l'A24 entre Amiens et Villers-Bocage, le 24 juin 2006, ou au conseil municipal d'Amiens - avec l'opposition de gauche - contre le voeu favorable de la majorité.
Les conférences internationales sur le climat s'enchainent. Chaque fois, le diagnostic est plus précis et de ce fait plus inquiétant. L'action de l'homme sur le climat génère des déséquilibres dangereux, et son coût économique et social sera important comme l'a montré le rapport Stern. Tout le monde est concerné.
Face à cette réalité, imperturbable, la France programme de nouvelles Autoroutes et encourage le "tout-routier"... au lieu de s'engager sur la voie des alternatives (ferroviaire, transport combiné...). Le transport routier est responsable de la plus grande proportion des émanations de CO2.
C'est Gilles de Robien qui a ressorti l'autoroute A24 des cartons lorsqu'il était ministre des transports. C'est une erreur pour la planète et pour Amiens. Cette autoroute est inutile, coûteuse, polluante, et fait du tort aux territoires qu'elle traverse... d'autres actions auront lieu prochainement pour contester ce projet avec le Collectif pour une alternative à l'A24.
12:25 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : A24, Transports, climat, effet de serre, ferroviaire, écologie
































Commentaires
Bonjour,
Chaque fois qu'il y a des projets d'autoroute il y a des esprits chagrin qui se mettent en travers.
Pour pas grand chose d'ailleurs car en général ces autoroutes se font et la contestation ne sert qu'à quelques élus pour qu'ils puissent se faire remarquer.
Je voudrais ici faire remarquer que le transport routiers deviens moins polluant que d'autre moyens de transport grâce au nouveau moyen technologique et aux nouvelles normes, les constructeurs ayant réduit les émission polluante de plus de 35 % et ça va continué avec l'arrivée de la norme EURO 5
Ce n'est pas la première et malheureusement pas la dernière que des hommes politiques usent de faux arguments pour se faire mousser.
Je pense que c'est toujours un bien que d'améliorer les conditions de déplacement, non seulement des marchandises mais encore des personnes qui pourront se rendre dans d'autres régions et d'autres pays plus rapidement au lieu d'être confinés dans leurs petite ville.
D'autre part faciliter l'accès aux camions c'est faciliter l'accès des entreprises de la région et donc assuré un bon maillage industriel de la région.
Cette manifestation est encore un combat d'arrière garde inutile qui démontre l'esprit de fermeture des gens qui la soutienne à une époque ou il faudrait justement avoir un esprit d'ouverture et des moyens de communication rapide vers les autres.
Ecrit par : Jean-pierre | 25/03/2007
Bonjour,
Merci pour votre réaction mais cela ne vous surprenda pas si je vous dis que nous sommes en désaccord.
Mais peut-être ne parlons-nous pas exactement de la même chose ?
Vous parlez de la liberté de déplacement, de la nécessité de voir d'autres horizons, des récentes avancées technologiques concernant le moteur à combustion.
Je parle de l'impact des sociétés humaines sur le climat, de la diminution des ressources en pétrole (et donc de l'augmentation fatale du prix des carburants).
Ce sont là des données et des enjeux politiques et économiques majeurs.
L'Agence internationale de l'énergie prévoit que la consommation de carburant aura doublé entre 2010 et 2020 si la croissance d'essence et de diesel continue à ce rythme. C'est notamment le fait de l'émergence de nouvelles puissances économiques qui ont en théorie le même droit à se déplacer que nous.
les ressources en pétroles diminuent progressivement, deviennent plus chères à extraires et à raffiner. La hausse du coût est inévitable à terme.
S'ajoute à cela un impact des activités humaines sur le climat que le GIEC (Groupe international d'experts sur le climat) a confirmé des derniers mois lors de plusieurs conférences. Les prévisions étaient même sous-estimées : les océans montent plus rapidement que prévu, la répartition des espèces se modifie lentement mais sûrement sur terre et dans les mers, le climat se dérègle...
Les conséquences de ces problèmes sont majeures pour tous. Nous en avons déjà eu quelques signes : inondations, tempêtes, … cela a aussi un coût important. L’augmentation du prix du carburant aura des conséquences importantes sur des secteurs entiers d’activité (tous ceux qui achètent de l’essence ou du gas-oil : compagnies aériennes, agriculteurs, pêcheurs, compagnie de transports routiers…) C’est ce à quoi il faut se préparer. Et non faire comme ces réalités n’existaient pas.
L’autoroute ne répond pas à cette nouvelle donne. C’est un choix du passé.
La seule façon d’y échapper, c’est de polluer davantage avec des énergies sales et / ou peu efficaces : charbon, agro-carburants, etc. Mais le coût sera élevé et l’enjeu climatique demeure.
Il faut penser aujourd’hui que de nouveaux métiers peuvent exister dans la logistique ferroviaire, dans le transport combiné, dans la création et la production de matériels roulants moins coûteux en énergie.
Quelque part, je comprends votre fascination pour les camions (j’ai été voir le site que vous avez mentionné), de même que celle pour les automobiles. En soi, ce sont de formidables technologies. On peut trouver ça beau, puissant, lié à une culture (de liberté de déplacement et de liberté tout court). Ce n’est pas mon approche (quoique j’avais un oncle chauffeur routier passionné par son métier J ) mais je le conçois.
Mais aussi différents soyons-nous vous et moi, il y a fort à parier que les questions que je tente d’évoquer ici vont se poser à vous comme à moi. La question est : comment faire face ?
Cordialement,
Ch. P.
Ecrit par : Christophe.porquier | 26/03/2007
Je vous remercie de votre réponse ce qui dénote chez vous d'une ouverture d'esprit qui malheureusement fait bien défaut de nos jours.
Je crois qu'il faut voir plus loin que la fin des énergie fossile, même une fois épuisé les gens voudront toujours se déplacer de manière autonome et la marchandise circuler librement d'une région à l'autre.
C'est la base même du commerce qui est le pilier de la civilisation dans lequel nous vivons.
Concernant le transport ferroviaire je voudrais attirer votre attention sur le fait que celui ci n'a jamais été la première façon de transporter la marchandise.
En effet que le pays soit grand ou petit, riche ou pauvre, les camions sont de loin la manière la plus pratique et la plus rentable.
Indifféremment des régimes politiques ou du climat des pays et quelle que soit les réglementations la route à toujours pris le pas sur le rail.
Certes quelques métier peut être créer autour du fret ferroviaire suffisamment peut être pour recyclé les chauffeurs.
Mais que devienne les ouvriers de chez Renault truck ou de chez Michelin, sans parler de tous les accessoiristes et divers sous traitant.
Que deviennent les carrossiers et fabricant de remorque bref toutes l'économie lier a la fabrication et à l'entretien des véhicules lourds.
On peut d'ailleurs se poser la même question avec les voitures puisque vous êtes opposer à l'ouverture d'autoroute supplémentaire cela veut dire un effondrement de l'économie dans le domaine automobile et je ne suis pas sur que le rail puisse mettre en place des structures capable d'accueillir et le fret et les passagers.
Croyez moi ce n'est ni la fascination ni la passion pour ce métier qui me fait parler mais je réfléchit depuis très longtemps à se sujet et mainte fois j'en ai débattu et jamais je n'ai entrevu l'ombre d'une solution alternative.
Bien conscients des enjeux écologiques plus rapidement seront trouvé les moyen d'une énergie propre pour se déplacé mieux se sera, mais à mon sens et quelque soit l'énergie employé pour demain il faut veille a ce que l'aménagement du territoire progresse afin de ne pas enclavé certaine région et les mettre hors course de la libre concurrence Européene.
Cordialement.
Jean-pierre
Ecrit par : Jean-pierre | 27/03/2007
Bonjour à vous 2, surtout à Jean-Pierre à qui je vais m'adresser plus précisemment.
J'ai 21 ans, et j'habite Violaines où l'autoroute risque de passer, à une centaine de mètres de chez moi d'ailleurs. J'ai grandi dans la verdure, et de savoir que ça va pas tarder à devenir gris me met en rogne. D'une part par respect profond de la nature (et oui, ça existe), d'autre part parceque je me sens personnellement attaché à ma terre (ça aussi, ça existe).
Je suis aussi étudiant à Lille, donc j'ai le bonheur suprême de voir chaque jour des milliers de voitures enfumant l'atmosphère plutôt que de voir des gens avoir le courage d'utiliser leurs jambes et de prendre le métro, à quelques mètres à côté.
Face à de tels spectacles, comment garder son calme ? Je me le demande encore, il m'est impossible de respecter les gens archaïques, qui vivent sur des acquis du passé plutôt que de prendre le risque minime de faire avancer les choses en matière de nouvelles énergies.
Le monde devrait appartenir aux intellectuels, pas aux autres.
Ecrit par : Aurélien | 17/04/2007
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